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Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !

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Le programme du FN pour sortir de l'euro : du grand n'importe quoi

Un thème important du débat récent entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon a concerné l'euro. Le FN propose une sortie pure et simple de la zone euro, si les autres pays ne se rangent pas à ses vues, ce qui est très probable. Le "franc Le Pen" serait donc rétabli, et serait dévalué de 20 % afin de rétablir la compétitivité de la France vis-à-vis de l'extérieur.

 

Analysons quelques conséquences de ces mesures isolationnistes. L'emploi reviendrait-il en France - pour les "travailleurs français" uniquement, bien sûr ?

 

1- Conversion de toute l'économie en franc

Retourner au franc présentera des difficultés techniques considérables. Il faudra reprogrammer les comptes en banque et toutes les caisses enregistreuses du pays. Lors du  passage à l’euro en 1999, cette conversion avait duré trois ans, une mission interministérielle avait été créée pour cela, et avant le 1er janvier 2002, des milliards d'euros de billets avaient été imprimés et acheminés vers les banques, la nuit par l'armée...

2- Fuite de l'épargne

L’objectif de la sortie de l’euro serait de dévaluer massivement le franc pour regagner en compétitivité. Le franc perdra mettons 20%. Bien entendu, il faudra le faire du jour au lendemain  «par surprise» sinon tous les épargnants français, petits ou gros, qui vont perdre instantanément 20% ou 30% de leur fortune, vont se précipiter pour vider leurs comptes et mettre leur argent en Allemagne ou en Suisse. Dès avant le second tour de l'élection présidentielle, les épargnants vont agir par précaution et «vider les caisses» du pays.

Dès l'élection, sans même parler des risques de violences causées par cet événement, le «bank run» s'accélèrera. Il faudra donc accompagner la sortie de l’euro d’un contrôle des sorties de capitaux et très sûrement d’une limitation des montants des retraits possibles par chaque Français à sa banque. La gauche avait essayé de le faire, sans succès, en 1982. Cette pénurie d’argent pèsera, on l’imagine, sur le commerce et donc sur la croissance.

3- Un alourdissement considérable des importations et de la dette extérieure

Le poids des importations - notamment du pétrole - est en dollars, donc elle coûtent plus cher au pays si sa monnaie perd de sa valeur (comme il est prévu dans la dévaluation demandée par le FN). La dette française, 1500 milliards, est en euros. Elle s’alourdira instantanément de 20% voire plus. Il faudra probablement faire défaut sur une partie si le gouvernement FN veut éviter de consacrer l’essentiel des marges de manœuvre budgétaire au remboursement.

La conséquence sera une perte de confiance dans la signature de la France et l’impossibilité d’emprunter sur les places internationales pendant  plusieurs années. Rappelons qu’aujourd’hui les deux tiers de la dette française est détenue par des étrangers.

4- Une mise à mal du système bancaire et du commerce extérieur

Les banques françaises ayant perdu beaucoup de leurs dépôts seront en grande difficulté. Le marché du crédit souffrira et l’Etat devra le soutenir, non sans coût.

Les autres conséquences concernent le marché unique: la dévaluation française perturbera complètement  son fonctionnement puisque sa création avait pour but de mettre fin à ce type de dévaluation interne en Europe. Comment réagiront les autres? Probablement en élevant eux aussi des barrières douanières pour les produits français à l’export. Nos relations commerciales avec nos partenaires seront très affectées sinon en partie détruites. Rappelons qu’en France, un quart des emplois dépend directement de ces échanges extérieurs.

5- La France seule et démunie face au monde

L’Europe n’y survivra sans doute pas. La France est trop importante. Chaque pays de l’Union se retrouvera seul face aux Américains, aux Indiens et aux Chinois. Le «mondialisme» ne s’arrêtera pas sans la France, il continuera mais sans elle...

 

Marine Le Pen propose des solutions farfelues, dont le résultat serait un cauchemar pour la France, pour l’économie, pour l’emploi.

 

Au lieu de nous isoler, et "nous cacher dans le désert", J-L Mélenchon propose de nous appuyer sur la force et la grandeur de notre pays, afin d'infléchir les politiques monétaires menées dans la zone euro, dans un sens plus favorable à la croissance, à l'emploi, et au pouvoir d'achat des salariés.

La France représente 20 % du PIB de la zone euro : les autres pays seront obligés de tenir compte de notre point de vue, s'ils veulent préserver l'Union européenne.

Notre objectif est l'instauration, puis l'augmentation d'un SMIC européen - ou plutôt de plusieurs pour tenir compte de différents niveaux de développement. La convergence sociale, voilà l'avenir de l'Europe, et son devoir impératif.

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