Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !
Face à un gouvernement qui s’obstine, le mouvement social ne cesse de prendre de l’ampleur pour qu’enfin le peuple soit écouté, et que le projet de « réforme des retraites » , injuste et inefficace, soit retiré, et renégocié sur de nouvelles bases.
Aujourd'hui, des salariés luttent : manifestations, grèves ou actions spontanées se développent. 69 % des Français soutiennent ce mouvement social ; la moitié des personnes interrogées sont favorables aux grèves des transports, et aux blocages des raffineries (sondage BVA du 21 octobre).
Malgré une précarité grandissante, des salaires qui stagnent et la pression des employeurs, malgré les provocations et les coups de force policiers, de nombreux salariés résistent, et ont perdu plusieurs jours de salaires pour sauvegarder notre système de retraite par répartition, et le départ possible à 60 ans.
C’est pourquoi, les organisations du FRONT DE GAUCHE ont décidé d'organiser une grande collecte nationale, afin de récolter des fonds pour remplir les caisses de grèves. Différentes actions seront donc menées par les militants du Parti de Gauche. Il est aussi possible d’envoyer des chèques à l’ordre de “ Solidarité grévistes ”, Parti de Gauche, 63 avenue de la République 75011 PARIS.
Toutes les citoyennes et tous les citoyens sont donc invités à apporter leur contribution. Il est également possible d’apporter de l’aide matérielle sur les piquets de grève.
PRENONS EXEMPLE SUR LES RICHES... SOYONS SOLIDAIRES ENTRE NOUS,
ET DÉFENDONS NOS INTÉRÊTS, FACE À LA DROITE EXTRÊME ET À LA FAUSSE GAUCHE
Le retour à l'équilibre est possible sans devoir travailler plus longtemps
Le problème des retraites n’est pas essentiellement lié à la démographie mais à l’insuffisance d’emplois, et à un partage injuste des richesses.
Le nombre de retraités a doublé en 30 ans, sans quasiment de hausse de cotisations. C'est la création d'emplois qui a permis de financer cette augmentation.
L'insuffisance actuelle des recettes est très largement due aux effets de la crise et à la montée du chômage qui en est la conséquence. 680 000 emplois nets ont ainsi disparu en moins de 18 mois. Une politique industrielle et d'investissements massifs dans l'écologie doit relancer l'emploi.
Nous considérons qu'il existe un autre paramètre que la durée de cotisation pour faire face aux besoins de financement : celui de recettes nouvelles.
A court terme, il est possible de garantir l’équilibre de tous les régimes de retraites jusqu’à l’horizon 2020. Le déficit de 2010, 32 milliards, est à comparer avec les profits distribués aux actionnaires, qui représentent 76 milliards et servent surtout à spéculer. Sans nuire à la croissance et à l'emploi, il est possible de supprimer plusieurs niches fiscales réservées aux plus riches, et taxer les revenus financiers au même niveau que les cotisations patronales sur le travail, ce qui rapportera plusieurs dizaines de milliards par an.
Le système actuel peut et doit être renforcé et amélioré
Au-delà de ce retour à l’équilibre financier à court terme, le Parti de Gauche refuse la régression qu’impliquent les mesures Balladur-Fillon depuis 1993, et veut revenir à un système plus favorable.
Les richesses pour financer de telles mesures existent. La France est le 5ème pays le plus riche du monde, le 3ème pays pour le nombre de millionnaires (étude du Crédit suisse, oct. 2010) ! Le PIB va doubler d'ici 2050, chaque travailleur sera beaucoup plus productif, et le déficit des retraites, prévu à environ 100 milliards d’euros au maximum, est tout à fait supportable.
Une autre répartition des richesses est possible. La part du travail dans la richesse nationale (PIB) a baissé de 7 points entre le début des années 80 et le début des années 2000 : ce sont donc plus de 100 milliards d'euros qui ont été perdus CHAQUE ANNÉE pour les travailleurs et leur protection sociale, pendant que la part des profits dans la richesse produite augmentait, et que les investissements productifs stagnaient, depuis 30 ans. C'est donc bien un rééquilibrage au bénéfice du travail, des investissements et au détriment de la finance, qui est nécessaire.
LE PARTI SOCIALISTE PROPOSE L'ALLONGEMENT DE LA DURÉE DE COTISATION,
ET AUCUNE GARANTIE SUR LE MONTANT DES RETRAITES SI L'ON PART À 60 ANS...
LES PROPOSITIONS DU FRONT DE GAUCHE SONT BIEN DIFFÉRENTES :
Garantir le droit au départ à 60 ans, et le rendre effectif dans les régimes complémentaires, où l’âge de départ reste fixé à 65 ans.
Pas d'augmentation de la durée de cotisation, pour la retraite à taux plein : 40 ans, c'est bien suffisant !
Assurer un taux de remplacement moyen d’au moins 75 % du dernier salaire, dès 60 ans. Cela suppose la remise en cause des mesures qui ont provoqué la baisse des pensions depuis 1993 : le calcul des retraites sur les 25 meilleures années (au lieu des 10 meilleures années) dans le privé. Nous voulons le retour au calcul sur les 10 meilleures années. Le calcul sur les meilleures années doit de plus s'effectuer tout régime de retraite confondu et non dans un seul régime, pour prendre en compte la réalité des polypensionnés.
Faire qu’aucune pension de retraite ne soit inférieure au SMIC. La loi Fillon de 2003 fixait 85 % du SMIC comme objectif, qui n’est évidemment pas atteint...
L’indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires. Le pouvoir d’achat des retraites ne doit pas être « cristallisé » au moment de leur liquidation ; le pouvoir d’achat des retraités ne doit pas être décroché de l’évolution générale mais la suivre.
Permettre à ceux qui ont des carrières longues de partir à taux plein avant 60 ans. Depuis sept ans qu’elles sont supposées avoir été engagées, les discussions voulues par les organisations syndicales n’ont toujours pas permis de déboucher. L’inégalité des carrières, l’inégalité des espérances de vie en retraite rendent le régime actuel anti-redistributeur. Il est temps de mettre fin à cette injustice, et permettre à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir avant 60 ans.
Prendre enfin en compte la pénibilité du travail. Les confédérations syndicales de salariés et d'employeurs se sont mises d'accord sur les critères de la pénibilité (travail de nuit, travail posté, etc.). Ceux-ci doivent permettre de délimiter branche par branche les emplois donnant le droit à des départs anticipés en retraite, sur la base d'un financement par les entreprises responsables des conditions de travail qui ont entraîné la dégradation de la santé des travailleurs concernés. Il faut exiger la signature de ces accords par le patronat.
Valider les périodes de stage et d'apprentissage, aller vers à la prise en compte des années d’études et de formation. La formation doit être considérée comme un investissement.