Un article intéressant paru dans L'EXPRESS, sur les
manifestations à Lyon.
A LIRE AUSSI : LE TEMOIGNAGE INSTRUCTIF D'UNE LYONNAISE (Anne) SUR DES EVENEMENTS DU JEUDI 21 PLACE BELLECOUR :
J’habite le centre ville de LYON. Cela fait trois jours que j’assiste en témoin à un
déploiement de forces de police qui met la ville en état de siège. Il est fréquent de voir des hordes de CRS courser des jeunes isolés dans de petites rues et utiliser des gaz lacrymogènes
hautement toxiques contre l’ensemble de la population. J’ai fait les frais de ces excès en me faisant gazer à plusieurs reprises en effectuant mes déplacements quotidiens. J’ai même essuyé un
coup de coude de la part d’un CRS que je n’avais pas vu en tentant d’atteindre mon bureau de banque.
IL est évident que tout ceci est une vaste mise en scène d’un goût
douteux tentant à ré crédibiliser un gouvernement que la majorité de la population en est arrivée à exécrer. Il est navrant de lire dans la presse le contraire de ce que l’on a pu voir « en
live » la veille dans les rues. Les informations partisanes et manipulées diffusées par les médias sont une preuve que la presse n’est plus libre dans notre pays qui n’a plus rien à envier aux
pires des républiques bananières.
Je n’ai jamais vu 1600 casseurs place BELLECOUR, mais des lycéens venus manifester probablement infiltrés par quelques très jeunes casseurs et des policiers en civils plus agés vêtus de la
panoplie du casseur de quartier sensible.
Il ne suffit pas d’opposer un déni médiatique systématique à la réalité pour faire croire aux gens qu’ils vivent dans une démocratie. Un grand nombre de gens ne sont plus dupes.
Je tiens à témoigner de ce que j’ai pu voir hier vendredi 21 Octobre :
Je marchais vers la place BELLECOUR vers 17H00 rue Emile ZOLA.
Je me suis retrouvée bloquée par une rangée de CRS placés derrière un « camion lance eau ». L’on pouvait voir sur la place des jeunes paniqués qui courraient dans tous les sens harcelés par les
grenades lacrymogènes lancées par les CRS.
J’ai demandé aux gens qui étaient présents ce qui s’était passé.
L’on m’a répondu que les CRS avaient bloqués toutes les issus de la place BELLECOUR dès le matin et ne laissaient pas sortir les jeunes qui servaient de cible aux CRS qui les gazaient et
tiraient dessus au taser.
J’ai vu un jeune qui courait pour se protéger des gaz lacrymogènes arrêté par les CRS qui bloquaient la rue. Ils ont commencé à le rouer de coups. Des gens parmi les passants voulaient prendre
des photos. Le commandant de la brigade de CRS s’est rué vers nous en hurlant qu’il était interdit de prendre des photos.
Puis, alors que les manifestants n’avaient même pas réagi, le camion lance eau s’est mis en marche.
Le commandant de la brigade de CRS s’est à nouveau dirigé vers nous, menaçant, cette fois, une grenade lacrymogène dans chaque main, nous donnant l’ordre en hurlant de dégager.
Par peur, les uniques passants qui pouvaient être témoin ont du partir.
C’est alors que j’ai vu trois policiers en civil qui ramenaient un jeune isolé d’origine maghrébine qu’ils venaient d’arrêter alors qu’il n’avait rien fait en affirmant :
« Toi, je t’ai vu lancer des cailloux ce matin ».
Et l’on appelle cela du flagrant délit, c’est un comble !
A lire aussi :
Témoignage fiable transmis par l'union syndicale santé CGT 69 sur les provocations / répressions à lyon le 19 octobre :
« je voulais vous signaler un incident qui nous a été rapporté par notre secrétaire de syndicat.
Il était sur la place Bellecour avant le début de la manif du 19 octobre avec ses collègues pompiers et des groupes de jeunes, quand ils ont assisté à une agression verbale et physique de
la part d'individus, qui portaient des badges CGT, vis à vis d'un groupe de jeunes. les pompiers se sont interposés et ont réussi à ceinturer les agresseurs (ce sont des pompiers et ils sont
costauds!).Tant et si bien qu'ils ont eu la surprise de voir ces individus sortir leur carte de police pour se défendre car c'était des flics de la BAC !
Non mais est-ce vous y croyez ?!!!
J'ai beau me dire qu'ils sont capables de tout, j'en suis quand même pas revenu ! Du coup, les pompiers leur ont arraché leurs badges CGT et leur ont dit qu'ils valaient mieux pour eux
qu'ils foutent le camp, ce qu'ils ont fait!
Cet incident illustre la faiblesse du pouvoir qui n'a plus d'autres choix, face à la forte mobilisation populaire, que de faire de la provocation pour faire capoter la résistance à toutes les
saloperies qu'il décide !
Voilà, vous pouvez tout utiliser comme vous le sentez... il faut informer, informer, informer pour sans cesse gagner la bataille de l'opinion publique, car rien n'est jamais gagné définitivement,
ni perdu d'ailleurs.
Bon courage et à la prochaine manif ! «
bonne lecture
Bernard Blanc
AUTRE PREUVE PAR L'EXEMPLE (et avec des photos), PUBLIEE SUR LE SITE NATIONAL DU P.G. : A CHAMBERY MERCREDI :
Mercredi, 20 Octobre 2010 09:59 Jean Pierre, sympathisant PG
Chambéry 19/10/2010, 18h00 avenue De Boigne, des jeunes encagoulés jettent des pierres sur un cordon de robocops (CRS ou gendarmes mobiles). Ça dure un bon moment... Puis trois des ces jeunes,
l'instant d'avant les plus hardis à jeter des pierres, remontent un brassard orange sur leur manche droite, foncent sur l'un d'entre eux et l'immobilisent. Remarquable coordination car
immédiatement surgissent une dizaine de robocops qui protègent le groupe. Et devant les commerçants médusés on voit trois jeunes encagoulés embarquer un de leurs potes sous la protection des
robocops.
Sur la photo jointe, un de ces "brassards oranges", sweat à cagoule gris et bandeau noir, APRÈS l'interpellation ci-dessus racontée.
(Petite parenthèse : Je me trouvais là pour montrer à un petit jeune comment les choses se passent. En gros j'étais un peu dans le rôle du vieux mustang qui montre à un jeune poulain quelle
herbe ne pas brouter. Avec un peu d'expérience et les policiers étant si prévisibles, je savais où me mettre pour montrer, en toute sécurité, la fameuse scène à mon jeune protégé. Merci aux
policiers d'avoir été fidèles au rendez-vous. Sans quoi la leçon n'aurait pas été complète.).
Question de la poule et de l'œuf, ou déduction politique logique : Les mecs en brassard orange, ils entraînent quelques écervelés pour provoquer les violences dont le gouvernement a besoin pour
casser la protestation contre une réforme injuste ? Ou sont-ce de gentils policiers "infiltrés" pour arrêter de vilains et bêtes "casseurs" ?
En tous cas, je vous le dis, ces "casseurs", ils tombent chaque fois rudement bien pour arranger les affaires d'un gouvernement désapprouvé par 71% des Français sur ce projet des retraites,
mais certainement approuvé par une majorité pour "maintenir l'ordre".