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Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !

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La vérité sur les dettes publiques

A l'heure où les gouvernements et les médias mettent en scène l'accord triomphal à Bruxelles entre Sarkozy et Merkel - après avoir mis en scène la peur terrible de ne pas pouvoir "sauver la zone euro", mais oui, bien sûr... -,  et avant de nous présenter des plans d'austérité dans tous les pays... voici une petite vidéo très claire (que nous avons déjà mise en ligne), pour mieux comprendre les véritables raisons de la situation actuelle des dettes publiques :

 

jlm_bandeau

COMMUNIQUE de Jean-Luc Mélenchon

En Europe, le gouvernement conservateur allemand fait la pluie et le beau temps. Ses recettes éculées et frileuses ne correspondent qu’à l’intérêt étroit d’une Allemagne vieillissante et rentière. Nicolas Sarkozy a été incapable de faire avancer la moindre idée ou solution nouvelle plus conforme à l’intérêt de la France et de l’Europe qui veut bouger !

Le refus de faire intervenir directement la banque centrale pour prêter aux Etats est une erreur qui coûte chaque jour plus cher à la zone euro. L'effacement trop tardif de 50 % de la valeur des obligations détenues par les banques n'a fait qu'entériner que la dette grecque ne serait pas remboursée comme je le répète depuis mai 2010.

L'usine à gaz des garanties du FESF ne résoudra aucun des problèmes posés par le coup d'Etat financier à l'œuvre dans l'Union européenne. En fixant à 20 % le plafond des garanties pour les capitaux investis dans les obligations des Etats, l’Union donne un signal très ambigu aux marchés qu’elle prétend rassurer. Les 80 % restant sont donc sans garanties. La spéculation peut donc reprendre.

Faute d'un contrôle strict des mouvements de capitaux et d'une refonte complète du secteur financier, les banques et les agences de notation vont continuer à harceler les Etats.

Les gouvernants intimidé et affolés vont continuer à saigner les peuples et à faire reculer l'activité au détriment des comptes publics. Cette politique absurde mène l’Union Européenne au désastre. Je forme le vœu qu’un sursaut se produise avant qu’il ne soit trop tard. Il ne peut venir que du peuple.

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<br /> POUR UN AUTRE FINANCEMENT DES ETATS EUROPEENS<br /> <br /> <br /> I) Les causes de l’endettement croissant des Etats<br /> <br /> Il y a deux racines au problème des dettes souveraines en Europe.La première racine est l’injustice fiscale qui fait porter l’effort de la nécessaire contribution sur les plus nombreux et souvent<br /> les moins riches et qui épargne voire exonère de l’impôt les ménages et les entreprises les plus riches.Comme chacun sait les pauvres ne sont pas riches mais ils sont les plus nombreux.Ce manque à<br /> gagner en termes de recettes fiscales a considérablement appauvri les Etats au point que certains d’entre eux sont quasiment devenus des « paradis fiscaux » comme l’Irlande et que l’endettement<br /> croissant sur les marchés financiers est devenu une nécessité vitale pour ces mêmes Etats.C’est la deuxième racine des dettes souveraines.Les taux de ces emprunts(conditionnés par les notes des<br /> agences dites de notation) destinés à financer les Etats ne cessent de croître au point que l’on peut comparer les dettes souveraines à d’énormes boules de neige dévalant une pente enneigée.En<br /> recourant exclusivement aux marchés financiers pour financer la dette des Etats la conséquence a été le financement inflationniste du déficit budgétaire c’est-à-dire l’exact inverse de l’objectif<br /> affiché par les traités européens.En effet,le coût annuel de la charge de la dette(c’est-à-dire les seuls intérêts) a dépassé 45 milliards d’euros en France en 2011.Cette charge de la dette devrait<br /> atteindre 50 milliards en 2012(soit davantage que l’impôt sur le revenu !) et serait en passe de devenir le premier poste budgétaire de la France.Le problème se trouve aggravé par l’obligation dans<br /> laquelle se trouvent les Etats européens de se financer exclusivement sur les marchés financiers(loi de 1973 dans le cas de la France + dispositifs des traités européens).La Banque de France ne<br /> peut donc pas prêter d’argent à l’Etat français :elle se contente de fabriquer la monnaie(monnaie fiduciaire).Ce sont les banques commerciales et autres marchés financiers qui prêtent à l’Etat<br /> moyennant une rente prohibitive.<br /> <br /> II) L’issue : pouvoir de financement des Etats attribué à la BCE et budget fédéral européen<br /> <br /> On pourrait donc envisager l’issue suivante à l’actuelle crise qui met en péril les Etats ainsi que le système bancaire:les Banques centrales nationales,via leurs gouvernements<br /> respectifs,attribuent à la BCE le pouvoir de création monétaire,c’est-à-dire une souveraineté monétaire dont elle reste privée,aux fins de financement des budgets nationaux des pays membres de la<br /> zone euro à l’aide de l’actuel FESF (rendu caduc puisque les Etats cesseraient de recourir aux marchés financiers :l’accroissement démesuré des dettes souveraines comme le risque de krach bancaire<br /> seraient enrayés ipso facto),d’une taxe sur les transactions financières(et l’accord de la Chine comme des Etats-Unis n’est pas nécessaire comme voudraient nous le faire croire les organisateurs du<br /> récent G20),d’une fiscalité européenne(type éco-taxes à élaborer)et du transfert des revenus des Etats membres à un budget désormais fédéral.La BCE remplirait son rôle de banque qui consiste à<br /> financer l’activité économique –au minimum celui des Etats-puisque son rôle actuel consiste simplement à orienter l’activité(fixation d’un taux directeur,respect des critères de Maastricht et autre<br /> pacte de stabilité).L’Europe(les Etats # marchés)serait dès lors maitresse du financement des budgets des Etats membres et sortirait de la spirale mortifère du recours aux financements<br /> privés(spéculations sur les dettes,variations des taux d’emprunts,CDS ou Credit Default Swaps aux stipulations pour le moins obscures,absence de surveillance des Etats mal gérés).<br /> <br /> III) La direction actuelle : défauts sur les dettes et Krach bancaire ?<br /> <br /> Outre le gain qui en résulterait pour les Etats cela leur permettrait enfin de financer des services publics dignes de ce nom,des politiques favorisant l’emploi,la nécessaire transition<br /> écologique,le développement de l’activité économique comme celui des peuples et de s’engager sur la voie du désendettement.Ces mesures-impliquant un approfondissement de l’intégration européenne<br /> via un budget fédéral-devraient être adoptées dans des délais raisonnables,avant que le financement des Etats ne devienne trop aléatoire du fait du fonctionnement inhérent aux marchés des<br /> capitaux(hausse indéfinie des taux d’emprunt du fait de risques croissants..etc) avant que les dettes souveraines ne deviennent incontrôlables (comme dans le cas de la Grèce), et avant que le Krach<br /> bancaire(en mode systémique) ne se produise,les dettes souveraines étant inextricablement liées à des actifs et des intérêts privés.Le prévisible krach bancaire aurait pour premier effet de ruiner<br /> nombre de détenteurs de titres de dettes souveraines et autres CDS fort rémunérateurs jusqu’à présent c’est-à-dire nettement plus rémunérateurs que le classique livret d’épargne populaire.Les Etats<br /> européens ne peuvent plus continuer à être soumis à une telle instabilité financière,économique,sociale et politique.Il y va désormais de leur avenir.<br /> <br /> <br />
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