Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !
Les régimes ARRCO et AGIRC vont disparaître le 1er janvier 2019 pour être remplacés par un nouveau régime unique complémentaire. Une négociation entre le patronat et les syndicats se tient pour définir la règlementation du nouveau régime (8 et 17 novembre). En gelant définitivement les ressources financières de ce nouveau régime, le Medef veut imposer la baisse généralisée des retraites, comme en Grèce …
Marie-José Kotlicki, secrétaire générale de l’Ugict-CGT, est membre de la délégation CGT à la séance de négociation du 8 novembre
Aujourd’hui
Impossibilité de baisser les retraites en cours de versement
Propositions du MEDEF
Diminution des retraites versées ; au moins 9 % de baisse dans les 15 ans à venir
En 1990 : 11,94 € de pension
Aujourd’hui : 7,25 €
Proposition du MEDEF : 5,27 €
Pour la part du salaire au-dessus du plafond de la Sécurité sociale
En 1990 : 72 € de pension pour 100 € de salaire
Aujourd’hui : 50 €
Proposition du MEDEF : 34,80 €
Pour la part du salaire en dessous du plafond de la sécurité sociale
En 1990 : 25 € de pension pour 100 € de salaire
Proposition du MEDEF : 20 €
Après 2019 : 16,80 €
Aujourd’hui
Les cadres sous-rémunérés ont une garantie minimale de 120 points de retraite par an, soit 2089 euros de pension annuelle pour une carrière complète
Proposition du MEDEF
Disparition de la garantie minimale de points
Aujourd’hui
Le statut cadre est défini par l’affiliation à l’AGIRC. En fonction du niveau de qualification, des responsabilités exercées et du montant de la rémunération, l’AGIRC définit qui doit être cadre
Proposition du MEDEF
Supprimer toute définition contraignante et collective du statut cadre et limiter le statut cadre aux cadres encadrants
Toutes ces mesures sont conçues pour contraindre les ingés, cadres et techs à épargner pour leurs vieux jours étant donné qu’ils ne pourraient plus compter sur le niveau des pensions du système de retraite par répartition.
Or, sachant que les banques et les assurances font supporter la volatilité des marchés financiers aux épargnants eux-mêmes, ils risquent perdre tout ou partie de leur épargne, comme cela a pu se produire dans d’autres pays.
Pourquoi les salariés devraient-ils supporter cette volatilité alors que les professionnels, en toute connaissance de cause, ne le veulent pas ?
Selon les chiffrages de la direction de l’AGIRC-ARRCO, deux mesures de financement suffiraient pour obtenir l’équilibre des comptes du futur régime unique :
Strictement patronale, cette contribution verrait son taux initial de 1 % diminuer au fur et à mesure que les inégalités se réduisent : plus il y aurait d’égalité, plus cette cotisation s’allégerait.
Le taux national de cette contribution serait modulé entreprise par entreprise en fonction de l’amplitude des écarts salariaux femmes-hommes : certaines entreprises cotiseraient plus de 1 %, d’autres moins.
Au taux de 10 %, une cotisation strictement patronale sur les éléments de rémunération non pris en compte dans les cotisations pour les régimes complémentaires (intéressement, participation, épargne salariale, etc.) suffirait
L’UGICT-CGT propose la mise en place d’un statut de l’encadrement
L’Ugict fera toute la transparence sur le contenu de ces négociations pour permettre aux salarié.es d’avoir leur mot à dire, et appelle les cadres à participer à la mobilisation nationale du 16 novembre pour défendre leur droits et leurs retraites.