Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !
COMMUNIQUE NATIONAL (passages soulignés par nous)
La première rencontre « au sommet » du Front de Gauche depuis les Régionales s'est déroulée au siège du Parti de Gauche ce mercredi 9 juin. Elle s'est conclue de façon extrêmement positive. A l'issue d'une discussion franche et constructive, les trois délégations du Parti de Gauche, du PCF et de Gauche Unitaire conduites respectivement par Jean-Luc Mélenchon, Marie-George Buffet et Christian Picquet ont non seulement pu annoncer la poursuite du Front de Gauche mais également un calendrier et plusieurs avancées concrètes lors d'une conférence de presse commune.
La première est l'annonce de l'élaboration d'un « programme partagé du Front de Gauche ». Le comité de liaison du Front de Gauche, qui va se réunir sans attendre, a pour objectif d'ouvrir concrètement ce chantier dont le lancement sera officialisé à la fête de l'Humanité. Le programme partagé est un évènement dans la vie de la gauche. C'est le premier programme commun préparé entre organisations et dans le débat avec les citoyens depuis celui signé en 1972. Dans le contexte actuel c'est évidemment un pas essentiel de franchi pour l'affirmation du front de gauche.
Les trois partis ont aussi annoncé le lancement d'une association des « partisans du Front de Gauche ». Elle permettra à toutes les citoyennes et les citoyens qui le veulent de s'impliquer dans l'élaboration du programme du Front de Gauche et plus globalement dans sa dynamique sans pour autant appartenir aux partis qui le composent. Ainsi, le Front de Gauche se donne les moyens de ne pas être un simple cartel d'organisations. Le Comité de liaison est également chargé de concrétiser rapidement les autres idées avancées au cours de la réunion qui devraient permettre une ouverture du Front de Gauche notamment aux acteurs des mouvements sociaux.
Le Front de Gauche a également réitéré sa volonté de combattre la politique de Nicolas Sarkozy sans attendre 2012. Cela passe par son implication commune dans les mobilisations mais également dans l'organisation de campagnes thématiques. Plusieurs thèmes possibles ont été cités : pour la retraite a soixante ans, contre les prédations bancaires, pour la reconstruction de l'école publique, contre le traité de Lisbonne, pour le changement des institutions, contre la logique de guerre de l'Otan.
Tous les points abordés au cours de la rencontre (l'élargissement, le programme partagé, la stratégie et les candidatures communes aux élections à venir) l'ont été dans un esprit positif de rapprochement des points de vue. Les délégations se sont entendues pour mettre en oeuvre l'ensemble de ces décisions à partir de leur prochaine réunion. Cette rencontre aura lieu après le Congrès du PCF et la journée de mobilisation sur les retraites du 24 juin.
La troisième composante de la gauche va ainsi pouvoir s'élargir et renforcer sa place dans le paysage politique français. C'est une nouvelle historique pour tous ceux qui attendent une réponse de gauche en rupture avec la logique du système capitaliste et des modèles productivistes.
Lire ci-dessous le commentaire, toujours savoureux, de J-L Mélenchon sur son blog, à propos de cette rencontre, et des fausses informations diffusées par certains journalistes :
Voyons à présent notre rencontre au sommet du Front de Gauche. C’était la première rencontre à ce niveau depuis les Régionales. C’est dire que les contentieux avaient eu le temps de s’accumuler. Je pense que nous avons eu tort collectivement de laisser filer le temps. Comme on était au siège du Parti de Gauche nous avions des devoirs d’hôtes assez difficiles à tenir du fait de l’exigüité des lieux. Mais du coup l’obligation d’être serrés collés ça donne aussi de la chaleur. Il en fallait pour pouvoir passer comme nous l’avons fait des éclats de voix aux éclats de rire. Dans le communiqué officiel on qualifie la discussion de « franche et constructive ». Ca veut dire ce que tout le monde comprend : on ne purge pas les humeurs sans humeurs. Mais à la sortie c’est carton plein ! Je résume : accord pour la rédaction d’un « programme partagé », ouverture aux personnes qui veulent participer au Front de gauche sans adhérer à un parti par la mise en place des « partisans du Front de Gauche » et candidatures communes sur ces bases aux élections. Je sais bien que plein de gens trouveront encore à redire ! Les uns parce que c’est trop les autres parce que ce n’est pas assez ! Mais je demande que l’on tienne compte sérieusement du contexte. Dans quel autre pays d’Europe trouve-t-on l’équivalent dans l’autre gauche ?
Je veux insister sur un point. Cette affaire de « programme partagé ». Les moins de quarante ans ne peuvent pas bien se rendre compte. C’est la première fois en effet qu’il est question d’un programme commun de gouvernement de gauche à plusieurs composantes. Certes il va être discuté entre partis. Mais la nouveauté par rapport aux expériences du passé, c’est la volonté de mettre en débat sa rédaction, son contenu avec la société. Dans cette affaire les communistes comme nous, nous mettons en œuvre un savoir faire que nous avons expérimenté dans le passé. Eux avec les ateliers, nous avec nos forums. Bien sûr il s’agit à présent d’élargir ces méthodes dans une toute nouvelle dimension. Mais au moins nous n’avançons pas en terrain inconnu. Ce qui me parait très important c’est d’avoir décidé de se mettre tout de suite au travail et de lancer solennellement le processus à la Fête de l’Huma. Quand nous avons fait cette proposition d’utiliser la Fête de l’Humanité, notre intention était qu’on s’oblige à avancer car nos précédentes tentatives communes avaient été englouties dans les spasmes de calendriers surchargés. Là, on s’oblige à un résultat. Donc il va falloir partager les tâches. C’est le moment pour moi de vous dire à quel point mon ambition personnelle, dans l’histoire de la gauche, c’est de réussir ça : l’émergence de cette force nouvelle que représente, à cette étape, le Front de gauche. Le reste, candidature incluse, me passionne, sert ce projet mais ne me donne pas du tout le même sentiment d’accomplissement. Terminons ce récit de la rencontre au sommet. « Les délégations se sont entendues pour mettre en œuvre l'ensemble de ces décisions à partir de leur prochaine réunion. Cette nouvelle rencontre aura lieu après le Congrès du PCF et la journée de mobilisation sur les retraites du 24 juin. » Cette fois ci on ne va pas laisser le moteur se refroidir.
Mon récit, on le voit, n’a rien à voir avec la version qu’en donne « Le Monde .FR » sous la signature de Sylvia Zappi. Là on en est encore à vouloir faire se battre les montagnes entre elles. Le dépit de ceux qui espéraient la fin du « Front de Gauche » éclate en mitraillage aveuglé. Hier c’était Pierre Laurent que « Le Monde » habillait en sectaire. Il serait personnellement responsable du départ des « communistes unitaires ». Selon « Le Monde » son intervention pour appeler les partants à reconsidérer leur position serait une manœuvre cynique alors qu’il aurait ouvertement souhaité leur départ. A la veille d’un congrès comme celui où il doit devenir le représentant de tous les communistes, « Le Monde » a donc habillé Pierre Laurent pour l’hiver.
Aujourd’hui c’est mon tour. Décidément ce journal sélectionne ses tendresses et cultive ses rancœurs ! Mais ce n’est pas une première. Notre lettre au PC avait été qualifiée de « comminatoire » alors même que toute la sphère militante savait combien cet échange de courrier était décisif dans la construction du Front de Gauche. Cet abus de langage nous fut présenté comme une remarque sur notre style d’écriture ! Et puis il y aurait mon «impatience». Bien sûr il s’agirait de mon « impatience » d’être candidat. Article après article le mot revient sous sa plume et quelques autres de la même galaxie. Il ne s’agit pas seulement de fabriquer contre moi une image négative d’ambition personnelle exaltée. Il s’agit surtout de créer une atmosphère. Le récit de ce jour est destiné à installer le tableau d’une ambiance d’affrontements où les uns dicteraient leur loi aux autres. Aujourd’hui, pour « le Monde », ce seraient les communistes qui auraient imposé leurs vues. Contre mon « impatience », évidemment.
Selon ce récit, très conforme à une vision qui ne s’est jamais accommodée de l’existence du Front de Gauche et de son pluralisme, nous serions allés voir les Verts mardi en vue d’un « nouvelle alliance ». Tel quel. On connait la méthode. C’est de la provocation destinée à susciter des réactions en chaine. Ici, elle tombe à plat. Nous ne bougerons pas. Nous savons que la vie, la durée, l’enracinement du Front de Gauche exaspèrent maintes petites forces aigres qui ont leurs grandes entrées dans maintes rubriques. Surtout au « Monde », royaume des lobbies. Cette rubrique de l’extrême gauche où nous sommes parqués contre notre identité politique n’échappe pas à la règle. Nous savons combien nous avons bousculé de projets qui misaient sur la liquidation du Parti Communiste. Faire exploser le Front de Gauche est la manière actuelle de vouloir encore y parvenir. Un jour on parle de mon « OPA » sur le PC et le lendemain de la main mise du PC sur nous qui nous dicterait notre calendrier et briderait mon « impatience ». Comme la mise en scène des difficultés internes a échoué à discréditer le Parti Communiste, puisque le même jour il relance avec nous le Front de Gauche, le balancier repart dans l’autre sens. C’est en nous provoquant qu’on espère provoquer des vagues destructrices. En effet, si nous devions prendre au sérieux ce qui est écrit, nous devrions réagir pour prouver que nous ne sommes pas passés sous les fourches caudines de notre partenaire. Si nous le faisions on pourrait lire des kilomètres de bavardages sur « les tensions au Front de Gauche » et que « rien ne va plus au Front de Gauche » et autres salades. Ce mécanisme est bien connu. C’est le commerce du papier qui se nourrit de ces abus sans fin. J’en donne un autre exemple.
Avant-hier j’ai répondu à une interview pour le quotidien gratuit « Direct Matin ». Rien à redire sur la qualité de la transcription de l’entretien. Le gâchis commence ensuite. Dans mes réponses, j’explique que nos partis doivent prendre leurs responsabilités, faire leurs propositions de candidatures et que les militants se prononcent par référendum sur ces propositions. Je suppose que vous avez déjà assez lu ça sous ma plume pour que je vous épargne les redites. Mais là devinez quel titre a été choisi pour résumer l’interview à la « une » de ce journal ? « Mélenchon veut être désigné par référendum » ! Et voila ! C’est ça l’info mon coco ! Dans le cas du « Monde », j’ai déjà été servi amplement dans un passé récent avec la fausse vraie interview nocturne sur le cas du « journaliste » que j’aurai agressé, comme on s’en souvient. Je suis blindé contre les manœuvres à deux balles. C’est pourquoi je préfère que la provocation soit dirigée contre moi qui suis bien entrainé à la subir. Que se passerait-il si à l’inverse le même article constatait que rien de ce qui s’est décidé n’est autre chose que ce sur quoi nous nous étions prononcés déjà tant de fois sous les sourires apitoyés des mêmes commentateurs?
C’est dommage pour le lecteur que les rancœurs personnelles de certains journalistes les conduisent à de tels arrangement des faits. Ici cela débouche sur des contradictions du récit très risibles. Dans un paragraphe il est dit qu’en « dépit de mon impatience » (évidemment) les noms des candidats « n’ont pas été évoqués ». Ce qui est déjà une invention de l’auteure puisque je ne me suis manifesté d’aucune façon à ce sujet. Pourquoi l’aurais je fais ? Ce n’est ni mon intérêt ni l’urgence. Puis à la fin du papier il est dit que nous serions revenus au bercail du Front de gauche faute d’avoir pu obtenir la veille une « nouvelle alliance » avec les Verts ! Rien de moins ! Nouvelle fable grotesque ! Rendu à ce point le naufrage s’achève : Marie George Buffet aurait déclaré que les communistes avaient eux aussi des candidats crédibles comme le député du Puy-de-Dôme André Chassaigne ou le député européen Patrick le Hyaric ». Alors, on a cité des noms ou pas ? La volonté de nuire conduit ici à un récit incohérent. Je veux préciser tout à fait clairement, j’insiste sur l’adverbe, qu’aucun nom n’a été cité, à aucun moment et par personne, le bon sens le plus simple suffisant à comprendre pourquoi. Sur ce blog, nous ne jouerons pas la surprise sur certaines méthodes médiatiques. Il n’en reste pas moins que je vous invite à lire cet article car c’est une bonne façon de vous entrainer à la résistance intellectuelle à l’égard de ces journaux et des gens qui les font.
Cela m’oblige à dire que la fin du récit du « Monde » est totalement erronée. Il est dit que le PCF ne tranchera cette question (des candidatures) qu’en juin 2011 « comme prévu ». Signé Furax ! Il s’agit de s’ouvrir un espace pour le feuilleton de mon « impatience » qui mettrait en scène le méchant PC sectaire incapable de s’ouvrir. On connait la musique ! Or, précisément un travail honnête aurait vérifié cette question de grande importance qu’est le calendrier. Il a été dit très clairement, je tiens à souligner à nouveau l’adverbe, que le congrès communiste de juin 2011 serait « l’aboutissement du processus et non son commencement ». C’est à dire le contraire de la fable bâclée de Sylvia Zappi du « Monde ». Il est donc inutile que d’aucuns se réjouissent à l’idée de prendre de vitesse le Front de Gauche qui serait impuissant à se prononcer et paralysé par l’attente de la décision communiste comme l’idée en est caressée dans quelques quarterons. Nous serons prêts à temps, ensemble. C’est dit. Lecteurs passez le mot. Et maintenant, passons à autre chose.