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Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !

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Super-riches et maîtres du monde

SUR LE SITE "PLACE AU PEUPLE" :

Passée inaperçue, l’information confirme pourtant une tendance dénoncée par le Front de gauche qui ne va pas en s’arrangeant : l’accélération de l’accaparement des richesses par une minorité au détriment du plus grand nombre.

Les conclusions de l’Observatoire des inégalités sont sans appel. Entre 1998 et 2008, les 10 % les plus riches ont capté 31,7% des richesses nationales, contre 2,8% pour les 10% les plus pauvres.

Comme le signale l’Observatoire donc, entre 1998 et 2008, malgré une certaine stagnation de la croissance, « la France a continué à s’enrichir. Entre 1998 et 2008, le revenu global des ménages après impôts et prestations sociales s’est accru de 260 milliards d’euros en termes réels (inflation déduite). Mais cette richesse a été largement captée par une minorité. Une minorité qui en 10 ans à gagner 82,8 milliards d’euros, soit un tiers de la richesse totale du pays. En 10 ans, toutes les catégories ont vu leur part du total de la richesse nationale stationner ou baisser. Seuls les 10% les plus riches ont profité de la croissance.

Ainsi, entre 1998 et 2008, les cinq tranches les plus pauvres réunies n’avaient capté que 77 milliards d’euros contre 82 sur la même période pour les 10% les plus riches uniquement.

Des chiffres aussi scandaleux que ceux rapportés par une étude suisse publiée en septembre 2011 par trois jeunes chercheurs de l’Institut fédéral de technologie de Zurich. Leur travail, aux confins de la finance, de l’économie, des maths et de la statistique, « met en lumière les interconnexions financières complexes entre différentes entités économiques multinationales », écrit le site Bastamag. Résultat de cette étude : 80% des 43.000 firmes étudiées sont détenues par 737 établissements (banques, compagnies d’assurance, grands groupes). Pire. « Par un réseau complexe de prises de participation, rapporte Bastamag citant l’étude, 147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes entre elles, possèdent 40% de la valeur économique et financière de toutes les multinationales du monde ». Si comme le disait Warren Buffet, la guerre de classe perdure, alors celle des possédants et des belles personnes avance unie, on le voit ici, consciente de son appartenance et motivée par sa reproduction.

« Enfin, poursuit Bastamag, au sein de ce groupe de 147 multinationales, 50 grands détenteurs de capital forment ce que les auteurs appellent une « super entité ». On y retrouve principalement des banques : la Britannique Barclays en tête, ainsi que les « stars » de Wall Street (JP Morgan, Merrill Lynch, Goldman Sachs, Morgan Stanley…). Mais aussi des assureurs et des groupes bancaires français : Axa, Natixis, Société générale, le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne ou BNP-Paribas. Les principaux clients des Hedge Fund et autres portefeuilles de placements gérés par ces institutions sont donc, mécaniquement, les maîtres du monde. »

Des maîtres du monde qui par leur consanguinité et leur interdépendance dans les affaires font courir des menaces immenses sur la société. En raison principalement des risques systémiques que de telles concentrations font peser sur l’économie. Des maîtres du monde à qui il revient donc au politique de mettre des freins. Or, les dirigeants en place préfèrent s’aligner sur les dogmes anti-sociaux de ces maitres-chanteurs de l’austérité plutôt que d’exiger le respect de la répartition des richesses, la disparition des paradis fiscaux, la taxation des hauts revenus, des transactions financières...

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