Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !
Après avoir durement (et injustement) attaqué le concept de "police de proximité" (créée par Chevènement en 2007), Sarkozy a bien été obligé, devant l'échec de sa politique de sécurité (hausse des violences aux personnes de plus de 20 %, entre 2002 et 2008, hausse du trafic de drogues dures de 30 % entre 2006 et 2008, entre autres), de remettre au goût du jour l'idée d'unités de police connaissant bien les quartiers populaires et leurs habitants, afin de mieux prévenir la délinquance.
Ainsi, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'Intérieur, avait mis en place en 2008 les Unités Territoriales de Quartiers (UTeQ), d'abord sous forme expérimentale. Puis, leur nombre a été progressivement augmenté : il fallait croire que la police de proximité pouvait être au moins aussi efficace que les "opérations coup de poing"...
Mais à partir de 2009, Brice Hortefeux, nouveau ministre de l'Intérieur, leur avait consacré peu de moyens financiers (avec seulement 34 unités créées). Cependant, le 24 juin dernier, il annonçait le doublement du nombre d'UTeQ.
Et puis hier, changement de ton et de programme : l'heure est aux politiques musclées, en tout cas dans les mots, aux roulements de mécaniques, aux déclarations de Matamor sur "l'autorité de l'Etat". Oubliées les UTeQ : elles vont être supprimées, et remplacées par de nouvelles Brigades Spéciales de Terrain (BST)... Selon le ministre, ce sera la même chose que les UTeQ, mais en plus musclé ; ces fonctionnaires ne seront "pas des policiers d'ambiance ni des éducateurs sociaux" (les policiers des actuelles UTeQ apprécieront...).
Tout cela nous ferait rire si les Français ne souffraient pas autant de cette incohérence. Face à l'insécurité et à la violence, qui sont de vrais problèmes - mais qui exigent un traitement approfondi, dans la durée -, Sarkozy et son gouvernement ne font preuve que de leur incompétence.
Les paroles sont fortes, mais la politique est indigente : au-delà de la confusion dans les méthodes, rappelons qu'environ 2500 postes de policiers et de gendarmes sont supprimés chaque année, au nom de la sacro-sainte réduction des dépenses publiques (puisque les impôts ont diminué pour faire des cadeaux fiscaux aux riches, qui eux ne souffrent guère de l'insécurité) !
L'une des premières mesures d'un gouvernement de Front de Gauche sera sans aucun doute, dans l'intérêt général, d'augmenter le nombre de fonctionnaires, donc le nombre de policiers et de gendarmes - qui seront rémunérés avec les taxes prélevées sur les revenus financiers et l'abolition des niches fiscales.