Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !
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(Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, accueilli à l'Université d'été du Medef, 31 août 2009)
L'annonce hier du montant total des bonus distribués aux traders de la Bourse de Paris sur leurs résultats de 2009 a de quoi choquer : 1 milliard d'euros environ, soit le revenu total
des Villeurbannais pendant un an !
BNP-Paribas et Société Générale ont quant à elles réalisé cette année respectivement 3 milliards et 2 milliards d'euros de bénéfices nets, soient peu ou prou le montant des aides qu'elles ont
reçu de l'Etat lors du "plan de sauvetage" d'il y a deux ans...
Pour justifier ces résultats et ces aides, les experts de la pensée économique dominante nous parlent de contraintes inévitables, de concurrence internationale... La
mondialisation et les nouvelles technologies dessinent aux yeux des béotiens que nous sommes l'image d'un capitalisme hi tech, mystérieux, complexe...
Or, le quotidien Le Monde a rappelé cette semaine une réalité parfois oubliée mais bien plus simple : le capitalisme français reste aux mains
d’un club très fermé, une caste d’administrateurs issus des mêmes grandes
écoles, des mêmes quartiers, des mêmes familles même, qui siègent souvent dans les conseils d’administration de plusieurs grandes sociétés du CAC 40 (les 40 plus grosses
capitalisations à la Bourse de Paris)…
Une association, l’Observatoire politico-économique des structures du capitalisme, étudie les réseaux sociaux des patrons du CAC 40. Au centre de cette toile d'araignée reliant les administrateurs par des
intérêts mutuels bien compris : BNP-Paribas, et son président, Michel Pébereau, sans doute le patron français le plus influent, qui conseillait de très près le Président de
la République pendant la crise financière, et a obtenu pour lui et ses amis banquiers les 24 milliards d'euros de prêts bonifiés de l'Etat que l'on connaît - alors que les pertes totales des
banques françaises se sont élevées au maximum à... 24 milliards. CQFD.
Alors, révolutionner les pratiques du capitalisme avec ces gens-là ?… Le pouvoir des dirigeants politiques élus par le peuple ne pèse pas lourd face à la puissance des dirigeants économiques,
ceux qui ont véritablement orienté les grandes politiques du pays depuis des décennies, conformément à leurs intérêts, qu’ils assimilent bien entendu à l’intérêt général.
Du reste, rappelons cette particularité française : la plupart des patrons de grandes entreprises - à l'image de M. Pébereau - ont été formés dans des grandes écoles (souvent
gratuites), sont passés par des cabinets ministériels et ont servi dans les grands corps de l’Etat (comme l’inspection des Finances), avant de se servir dans le secteur privé…