Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !
Incroyable mais vrai : le PS ne s'est pas
opposé clairement à la loi passée en force mardi 21 février, afin de ratifier le nouveau Mécanisme Européen de Stabilité Financière, véritable coup d'Etat financier qui veut annuler toute marge
de manoeuvre budgétaire à l'avenir pour les Etats. Moins d'une vingtaine de députés socialistes ont eu le "courage" de voter non ! Pourtant, un député selon la loi et l'esprit de
la République vote en conscience sur tous les textes, et non selon la seule discipline de parti.
L'Europe n'était déjà pas sociale, elle ne sera plus du tout démocratique ; avec un tel carcan (qui sera complété par le prochain Traité Merkel-Sarkozy), les peuples n'ont plus besoin de voter, ils seront enchaînés une fois pour toutes à une seule politique et une pensée unique, celle de la BCE à Francfort et de la Commission européenne à Bruxelles, avec l'aval du FMI à Washington.
Voici l'explication donnée à ce renoncement par la députée de Villeurbanne (6e circonscription du Rhône) PASCALE CROZON, sur son blog : elle dit "refuser l'austérité pour les peuples", mais ne vote pas contre ! Elle rappelle que Hollande a promis de renégocier le traité, paraît-il... C'est aussi crédible que lorsqu'il promettait de combattre la finance...
Les électeurs jugeront et s'en souviendront : c'est le moment de choisir notre avenir à tous ; si nous faisons les moutons, nous serons tondus !
En accord avec la ligne soutenue par Martine Aubry et François Hollande, je me suis abstenue lors du vote sur le Mécanisme Européen de Stabilité.
Je ne peux que regretter la manœuvre politique grossière de Nicolas Sarkozy qui confisque le débat européen à quelques semaines de l’élection présidentielle, alors que celui-ci devrait être au cœur des orientations débattues devant les Français.
Favorable à un mécanisme de solidarité permettant le financement pérenne des dettes souveraines – que nous réclamons de longue date avec nos partenaires socialistes et sociaux-démocrates européens – je refuse l’austérité pour les peuples, telle qu’elle est imposée en contrepartie par le nouveau traité du 30 janvier.
Par cette abstention, je refuse le blocage qu’attendaient les conservateurs eurosceptiques pour remettre en cause tout mécanisme de solidarité entre peuples d’Europe, mais manifeste mon soutien à la démarche de François Hollande qui a d’ores et déjà annoncé avec le SPD qu’il renégocierait ce traité.
La capacité de l’Europe à surmonter cette crise par la solidarité ne se décidait pas hier à l’Assemblée ; elle se décidera dans les urnes, par l’alternance que nous espérons pour 2012 en France et 2013 en Allemagne.
La réponse du Front de Gauche est clair : nous c'est la Résistance, nous c'est la Gauche !
Ci-dessous l'intervention de Martine Billard, députée PG, le 21 février :