MARTINE BILLARD, co-présidente du PG, députée de Paris.
Communiqué du 8 novembre :
Acculée par les déficits qu'elle n'a cessé de creuser depuis 2002, la droite ne cesse de renvoyer la responsabilité de la situation économique actuelle aux politiques des quelques gouvernements
de Gauche depuis 1981.
Le ministre François Baroin a franchi le Rubicon en accusant les précédentes majorités de gauche d'être arrivées au pouvoir « par effraction », provoquant un incident sans précédent lors
de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
La droite se sent tellement propriétaire de la France , que pour elle toute alternance démocratique du pouvoir est un vol des droits
inaliénables de l'oligarchie.
Il est vraiment temps qu'ils dégagent !
Communiqué du 7 novembre, sur les mesures d'austérité :
Contrairement au discours de François Fillon, l’effort ne sera pas partagé. Les ménages seront les plus touchés, que ce soit par l’augmentation de la TVA beaucoup moins indolore
que ne le dit le gouvernement (abonnement EDG-GDF, transports publics, etc.), la baisse des allocations familiales et des allocations logement ou l’augmentation de fait de l’impôt sur le revenu.
La santé de nos concitoyens ne pourra que se dégrader d’avantage avec l’annonce de 700 millions d’euros de coupes supplémentaires dans le budget de la santé.
À côté, les entreprises participeront peu à cette cure d’austérité puisque les allègements de cotisations patronales sur les bas salaires et les exonérations des heures
supplémentaires sont maintenus. La rente, quant à elle, a encore échappé à toute nouvelle mesure de taxation.
Une fois de plus, le gouvernement utilise la menace des agences de notation pour accélérer la destruction des protections sociales. L’âge de la retraite est encore
repoussé : en 2007, il s’agissait de travailler plus pour gagner plus ; en 2011, il faut travailler plus pour gagner moins.
Au lieu de s’en prendre à toutes les exonérations et tous les cadeaux fiscaux accumulés depuis 2002, le gouvernement de Nicolas Sarkozy fait payer la crise au peuple et fait
courir un grave danger de récession à notre pays.
François Fillon a annoncé que 2012 marquera la poursuite des attaques contre les salaires et les protections sociales ; le Front de Gauche, lui, propose une autre répartition des richesses
en taxant le capital au même niveau que le travail et en récupérant les milliards d’euros perdus avec les multiples exonérations fiscales et sociales.