Mercredi 18 Juillet 2012
Loic Petit-Guillaume et Mathieu Agostini - Communiqué PG national
Depuis son élection et l’annonce de la composition de son gouvernement, François Hollande n’a fait que renforcer toutes les craintes qui s’étaient levées durant la campagne : chacun
de ses choix montre qu’il n’a ni vision ni même un quelconque souci de l’écologie.
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Sur les permis de forage en Guyane : malgré les risques démesurés qui devront être supportés au cœur d’un site d’une incroyable richesse
écologique, François Hollande a fait le choix des multinationales et des lobbys. Pire encore, il a démis de ses fonctions Madame Bricq, éphémère ministre de l’écologie, qui avait osé
suspendre ces permis d’exploration.
Aujourd’hui, Madame Duflot, préférant
son portefeuille de ministre au programme de son parti, juge elle-même qu’il ne faut pas s’opposer à l’exploitation.
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Sur le
nucléaire, Monsieur Hollande a indiqué ne pas se sentir concerné par l’accord signé avec EE-LV. Après avoir confirmé la politique impérialiste d’Aréva au Niger, si cela n’était pas
assez clair, il a lui même décidé de l’avènement rapide des réacteurs de 4è génération, dont le projet "ASTRID" (en coopération CEA/Bouygues). Il s’est par ailleurs empressé de confirmer
solennellement son adhésion au maintien de l’arme nucléaire.
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Enfin Monsieur Fabius, a fait preuve d’indécence en éludant le risque que le MOX français a fait peser sur le monde entier lors de la
catastrophe de Fukushima. Il propose maintenant de renforcer la collaboration nucléaire avec le Japon. Cette attitude nie au peuple japonais, qui souhaite sortir du nucléaire, son droit de
déterminer sa propre politique énergétique.
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Sur la question des
gaz de schistes : on apprend qu’Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif, s’alignant sur les récents propos du candidat Hollande, souhaite rouvrir le dossier des
permis d’exploration/exploitation, en vertu de la « sacro-sainte » croissance. Et cela, sans même tenir compte du vote unanime des députés socialistes sur la question de la
limitation des explorations et des exploitations.
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Les grands projets
inutiles continuent leurs cheminements – à commencer par l’aéroport de Notre Dame des Landes, petit joujou du premier ministre Ayrault.
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Il refuse enfin
de désobéir aux directives libérales européennes au sujet des prix de l’électricité et du gaz, alors mêmes que ces orientations bafouent le droit à l’énergie pour toutes et tous.Ainsi,
une simple tentative de régulation des prix du gaz est immédiatement cassée par le Conseil Constitutionnel qui agit à rebours de l’intérêt général.
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Incapable d’agir en Etat actionnaire, le gouvernement se retrouve confronté
aux logiques de profits dans l’industrie automobile. Partout où la situation sociale s’annonce catastrophique, Monsieur Arnaud Montebourg préfère s’accorder avec les investisseurs ou les
repreneurs pour à nouveau, injecter l’argent public dans la poche des actionnaires. L’Etat a pourtant le pouvoir de reconvertir les travailleurs pour, par exemple, développer les transports en
commun, le rail et le ferroutage. Ce serait, au final, autant d’emplois durables créés.
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Dans le
cadre de la réforme de la PAC, Le Ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a mené une bataille inattendue et scandaleuse auprès de ses collègues européens, non seulement pour
revenir sur les obligations en matière d’agriculture biologique, mais également en luttant contre toute conditionnalité écologique des aides agricoles.
Monsieur Hollande ne montre aucune réserve dans sa recherche aveugle de la croissance.
Pourtant, il est clair aujourd’hui que ce modèle a vécu : aucune activité n’est durable quand on néglige son impact social et
environnemental, et sans tenir compte de la consommation de ressources naturelles qu’elle implique.
Même au sein du PS, des voix s’élèvent pour montrer l’absurdité à long terme de ces choix. Bien plus important, dans le contexte
actuel de pénurie prochaine de ressources naturelles (pic pétrolier, pic du cuivre, etc…), la recherche de croissance à tout prix est la politique du pire.
Il nous faut non seulement lancer la réflexion sur les indicateurs de développement, mais il est essentiel que l’Etat, les
travailleurs et les citoyens reprennent toute leur place face aux actionnaires.
Remettre l’humain au centre des décisions, c’est planifier la transition énergétique et la reconversion vers
des activités utiles socialement.
Alors que le gouvernement égrène des décisions contraires à tous les déterminants de l’écologie, on s’aperçoit que les responsables
de EE-LV ne manifestent ni opposition ni contestation.
Le Parti de Gauche, partenaire des Verts sur de nombreuses luttes, s’inquiète de voir ce parti ami aux abonnés absents. Loin de la
scène politique, et s’abstenant de toute dénonciation claire, alors que la présence de deux ministres dans le gouvernement Ayrault lui en donnerait la possibilité, EE-LV fait le choix de la
discrétion. Serait-ce le prix à payer en contrepartie de l’accord électoral des dernières élections ?