Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !
Derrière la communication rassurante du ministre de l'Education nationale Luc Chatel se cache une réforme des lycées extrêmement dangereuse, qui doit prendre effet dès septembre prochain pour la classe de seconde, et qui n'a d'autres objectifs que des réductions budgétaires :
1. Des classes surchargées mais des horaires allégés.
La réforme prévoit l’introduction en classe de première d’un tronc commun de 15H (Histoire-géographie, ECJS (éducation civique), Français, langues, EPS). Le ministère souhaite faciliter les changements de séries en cours de scolarité. En réalité, l'objectif est de regrouper les élèves des séries L, S et ES dans des classes indifférenciées où les effectifs par classe seront les plus chargés possible. Cela entraînera à coup sûr une dégradation des conditions de travail des élèves.
Toujours afin de faire des économies, quasiment toutes les disciplines perdent des
heures : entre la seconde et la terminale, le Français perd 4 h de cours par semaine pour les
élèves, la physique-chimie et les SVT 2 h, les sciences économiques et sociales perdent 4 h (cours obligatoires et options), etc. Les horaires des « enseignements d'exploration » en
seconde (sciences économiques et sociales, économie-gestion, sciences de l'ingénieur...) sont indignes : 1h30 par semaine.
2. Quel "accompagnement personnalisé" ?
La réforme introduirait dans l'emploi du temps de chaque élève 2H "d'accompagnement personnalisé" sous forme "d'aide individualisée et/ou perfectionnement, d'apprentissage de méthodes de travail".
Cependant, les conditions concrètes de cet accompagnement n'ont pas du tout été précisées : soit les
élèves se retrouveront en classe entière pour cet « accompagnement », soit il faudra réduire les heures de travail en groupes réduits dans leurs autres disciplines. De plus, ce seront
les enseignants qui assumeront l'orientation, alors que les conseillers d'orientation-psychologues, compétents pour cela, sont en voie de disparition...
3. Des inégalités croissantes.
En première et en terminale, les différentes séries générales n'auront pas le même volume horaire total (par ex. 26h30 par semaine en 1re L, contre 28h en 1re S) : au nom de quoi ?
De plus, alors que le nombre d'heures en demi-classe est aujourd'hui défini nationalement, discipline par discipline, il reviendra au chef d'établissement de chaque lycée (assisté d'un Conseil
pédagogique qui n'est pas une instance élue, et qui ne sera que consultative) de décider qui en seront les disciplines bénéficiaires. Les cours en demi-groupes (travaux dirigés, travaux
pratiques) ne sont plus du tout garantis, et certains élèves auraient plus d'heures en
effectif réduit, ou plus d'heures de soutien, dans certaines classes, ou certaines séries, que dans d'autres. Un élève de ES, par exemple, pourrait très bien arriver au bac sans n'avoir jamais eu de travaux dirigés en Sciences économiques
et sociales !
Afin de masquer les réductions massives de personnel, le Ministère accroît la concurrence de tous contre tous : entre établissements, entre séries et entre disciplines.
Mais le combat des enseignants n'est pas terminé, la réforme est loin d'être installée, et le soutien des élèves et des parents d'élèves dont se targue Chatel ne durera peut-être pas, lorsque
tous auront été informés des véritables enjeux de cette réforme.
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Vous pouvez signer et faire signer la pétition nationale contre la réforme des lycées : http://www.pascettereformedeslycees.org |
Et demain JEUDI 21 JANVIER, toute la fonction publique
est en grève unitaire (FSU, CGT, CFDT, UNSA, Solidaires),
contre les suppressions massives de postes et les réformes en cours qui démantèlent les services publics :
départ de la manifestation à 10h30 place Jean-Macé à Lyon.