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Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !

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La qualité du service s'est dégradée chez EDF

Un rapport de la Commission de régulation de l'énergie pointe la dégradation du réseau EDF depuis l'ouverture à la concurrence internationale : la future ex-entreprise publique a préféré investir à l'étranger plutôt que dans l'entretien et la modernisation du réseau électrique français - comme elle s'y était pourtant engagée après la grande tempête de décembre 1999...

 

Vive la "concurrence libre et non faussée" en Europe ! Et dire que l'entreprise privée représente un modèle d'efficacité pour la majorité de nos élites politiques...

 

 

 

LIRE CI-DESSOUS, sur le blog d'un jeune économiste, Gilles Raveaud :

 

 

Surprise surprise, il se passe exactement ce qui était prévu. Ayant perdu son monopole, EDF délaisse l’entretien de son réseau, qui ne cesse de se dégrader. Ah ben oui, la concurrence dans la fourniture d’énergie, c’est au péril, pas au profit, du consommateur, encore plus s’il habite une zone rurale. 

Pannes de courant, réseau vétuste : le rapport qui accuse EDF

 

Selon un document confidentiel révélé par «le Parisien» - «Aujourd’hui en France», le réseau d’électricité ne cesse de se dégrader. Le temps moyen d’une panne a augmenté de moitié en dix ans. Les plus pénalisées : les zones rurales.

Erwan Benezet Et Aline Gérard, 11 mai 2010

 

Transformateurs vétustes, fils électriques nus, poteaux en miettes… Faute d’investissements suffisants, le réseau de distribution d’EDF est en piteux état. Particulièrement en zone rurale. Pis, son mauvais entretien le rend de plus en plus vulnérable aux aléas climatiques. C’est le double constat que font deux vice-présidents de la CRE (Commission de régulation de l’énergie), dans un rapport d’étape confidentiel que le « Parisien » et « Aujourd’hui en France » s’est procuré.

 

Le gendarme du marché de l’électricité a ausculté les 1,2 million de kilomètres de « routes électriques » communales et départementales, qui alimentent directement les particuliers et les PME (les grosses entreprises étant directement approvisionnées en haute tension par RTE, le Réseau de transport de l’électricité). Son verdict ? « La qualité du service s’est sensiblement dégradée » ces dernières années avec des coupures de plus en plus fréquentes et des pannes de plus en plus longues.

 

Les choix stratégiques d’EDF pointés du doigt

L’an passé, rien qu’à l’échelon communal (basse tension), le temps moyen de coupure de courant a été de 1 heure 30 minutes par an, soit « une hausse de 50 % ces dix dernières années », expliquent Michel Lapeyre et Maurice Méda. C’est dans les départements ruraux que la situation est la plus préoccupante, avec en tête du palmarès la Lozère. En 2008, ses habitants ont été privés d’électricité pendant une durée totale de 35 heures et 31 minutes ! . Mais la plupart des autres départements ne sont pas non plus épargnés.

 

C’est ERDF, filiale d’EDF, qui est en charge de l’exploitation et de l’entretien de 95 % du réseau hexagonal de distribution. Or celle-ci, constatent les auteurs du rapport, a largement pâti des choix stratégiques de sa maison mère qui a préféré investir à l’étranger : « Cette expansion internationale a été financée aussi (…) par une réduction de la maintenance et de l’investissement sur le territoire national. »

 

Du coup, ERDF pare au plus pressé. François Brottes, député PS de l’Isère, vient de demander à la commission des Affaires économiques de mettre en place une mission d’information sur le sujet. « La voilure a été clairement allégée depuis la privatisation d’EDF, explique-t-il. Cela a conduit à des réductions significatives des effectifs qui expliquent l’état déplorable du réseau aujourd’hui. » Le rapport constate : « 57 % de ses dépenses totales de maintenance sont correctives » En clair, ses agents passent la majorité de leur temps à courir d’une panne à l’autre plutôt que d’entretenir les lignes.

 

Pourtant après la grande tempête de 1999 (4 millions de foyers privés de courant), EDF s’était engagé à d’importants travaux « de sécurisation » de son réseau : 240 M € par an à partir de 2006, et ce jusqu’en 2017. Finalement, ce sont seulement « 170 millions par an que l’électricien a effectivement déboursés de 2006 à 2009 », concluent les deux experts de la CRE. Entre-temps, il y a eu la tempête Klaus dans le Sud-Ouest : 1,7 million de foyers dans le noir durant trois semaines. C’était il y a seulement un an. Contacté, ERDF ne nous a pas répondu.

 

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