Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !
Mercredi 5 entre 18h30 et 19h30, malgré le pluie et le froid, et après 48 heures seulement d'organisation, à l'appel du Parti de Gauche du Rhône, une petite centaine de militants de
la gauche radicale (PG, PCF, Gauche unitaire, NPA, Jeunesses communistes, MPEP, Attac...), de citoyens non encartés et d'étudiants grecs ont participé, à un RASSEMBLEMENT UNITAIRE DE
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE GREC AGRESSE PAR LES MARCHES FINANCIERS ET LE FMI, en écho à la manifestation parisienne, et à l'occasion de la journée de grève générale en
Grèce.
Avec des slogans tels que "Solidarité avec le peuple grec ! Le FMI ne dictera pas sa loi !" ou "Oui à l'Europe des solidarités, non à l'Europe du capital !", les manifestants
ont dénoncé la véritable agression dont est victime le peuple grec, en attendant d'autres peuples européens, de la part des marchés financiers, avec la complicité des gouvernements de la zone
euro et du FMI.
Ce rassemblement a donné lieu à un article dans le quotidien Le Progrès de Lyon. Nous garderons également le contact avec les étudiants grecs, et bien entendu avec toutes
les organisations présentes, afin de poursuivre l'animation, dans la durée, d'un réseau anticapitaliste le plus large et le plus vivant possible à Lyon.
Un terrible plan d'austérité va être mis en oeuvre afin de ramener la Grèce à un déficit budgétaire de 3 % du PIB d'ici trois ans (ce dont la France et
l'Allemagne seraient bien incapables), et de rembourser en quelques années un prêt de 110 milliards d'euros (soit la moitié du PIB de la Grèce), avec de plus un taux d'intérêt de 5
%, supérieur au taux d'intérêt obtenu par un pays comme la France (3 %). Ainsi, les spéculateurs qui font actuellement des profits gigantesques sur la Grèce ne seront pas sanctionnés, et
continueront à s'enrichir indûment grâce à ce nouveau prêt, l'Etat français lui-même va faire des bénéfices sur son prêt - ce qui est scandaleux -, mais le peuple grec verra son pouvoir d'achat
et ses services publics s'effondrer, pour des malversations financières et politiques dont il n'est pas responsable.
Elène Ferlet, PG Rhône, membre du Conseil national du PG
Les prises de parole des représentants des organisations, ainsi que des étudiants grecs présents, ont mis en garde les gouvernements de la zone euro : la politique menée actuellement en
Grèce et dans la zone euro ne peut qu'attiser la spéculation financière et aggraver les violences, et les peuples (en Grèce ou ailleurs) ne se laisseront pas saigner par des financiers
avides et des politiciens irresponsables - souvent sociaux-démocrates, comme le premier ministre Papandréou en Grèce, ou M. Strauss-Kahn directeur du FMI, ou encore les
parlementaires socialistes français qui ont voté comme un seul homme le "plan d'aide" à la Grèce.
Il existe d'autres solutions face à la crise financière en Europe : puisque le traité de Lisbonne interdit à la BCE de financer directement les Etats (par des prêts ou l'achat de bons du Trésor),
contrairement à la Fed américaine hélas, il serait possible pour les gouvernements d'obliger les banques à acheter les obligations d'Etat grecques à un taux très faible, voire de leur prélever
une taxe spéciale "crise grecque", permettant de fournir à la Grèce, sans intérêts, l'aide à laquelle devrait avoir droit automatiquement tout Etat de la zone euro en proie à des attaques
spéculatives.
Une fois de plus, l'Union européenne fait preuve d'un manque flagrant de volonté politique pour défendre l'intérêt des peuples et de l'économie réelle (l'emploi, la croissance,
les services publics), alors que toutes les mesures sont prises en faveur des banques, de la concurrence "libre et non faussée", de la dérégulation, et de l'économie financière, qui mènent notre
continent au chaos.