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Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !

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La droite veut se servir des retraites pour plaire aux marchés financiers !

INCROYABLE MAIS VRAI : le gouvernement du peuple français avoue qu'il préfère nuire aux droits sociaux des futurs retraités que d'augmenter les prélèvements sur les revenus financiers, uniquement pour ne pas déplaire aux spéculateurs internationaux.

 

Après avoir creusé la dette publique française à travers les milliards d'euros de cadeaux fiscaux chaque année en faveur des plus riches, il s'agit aujourd'hui de frapper les travailleurs de manière préventive, en quelque sorte...

 

Forfaiture ! Trahison ! Cette fois, le régime montre sa vraie nature, et la mobilisation nécessaire du monde du travail prend une dimension à la fois historique, internationaliste et révolutionnaire :

 

 

LIRE CI-DESSOUS L'ARTICLE DANS "LE PARISIEN", LE 30 AVRIL :

 

François Fillon a semblé préparer les esprits à une réforme douloureuse des retraites en l'érigeant au rang d'indicateur économique susceptible de donner des gages aux marchés sur sa détermination à contenir les dépenses. En déplacement en Seine-Saint-Denis jeudi, le Premier ministre a plaidé pour une "harmonisation progressive" des politiques économiques et sociales des pays de la zone euro, afin de renforcer la monnaie unique et éviter les attaques dont elle est l'objet, comme en Grèce.

"On ne peut pas avoir la même monnaie et travailler 42 heures dans un pays et 35 ou 37 dans l'autre. On ne peut pas avoir la même monnaie et partir à la retraite à 67 ans dans un pays et à 56 ou 57 dans un autre. Ca ne tiendra pas très longtemps. Ou alors il faut accepter que notre monnaie commune soit menacée", a-t-il ajouté. C'était la première fois que le gouvernement mettait ouvertement sur le même plan choix sociaux et dette.
 
Et vendredi, Alain Minc, conseiller de Nicolas Sarkozy a dit les choses encore plus clairement sur RTL: "l'affaire des retraites est plus lourde que le problème du déficit de l'Etat" car "c'est un signe envoyé aux marchés financiers". "Aujourd'hui, la politique économique française est accrochée à un principe: ne pas perdre le triple A que nous donnent les agences de notation et, de ce point de vue, la réforme des retraites est clé, plus clé encore que les affaires budgétaires", a-t-il ajouté. A plusieurs reprises, le président a eu l'occasion de répéter combien cette notation était importante, car elle détermine la valeur de la signature d'un pays et donc les taux auxquels ils peuvent emprunter sur le marché.
L'ancien ministre socialiste des Finances, Michel Sapin, a estimé vendredi auprès de l'AFP que le gouvernement "cherchait à justifier auprès des partenaires sociaux la réforme en brandissant la menace d'un déclassement de la dette française". "C'est un prétexte", a-t-il dit. "Le problème actuel, ce sont les 170 milliards d'euros à trouver cette année et non pas les déficits de 2050. Etant incapable d'apporter une réponse sur le court terme, avec la remise en cause du paquet fiscal et du bouclier fiscal le gouvernement cherche à donner des gages aux marchés sur le moyen et long terme", a-t-il expliqué. "Mais, a-t-il dit, les retraites ne changent rien".
 
Le 22 avril, déjà, Bernard Thibault (CGT) avait relevé que l'une des "motivations présidentielles" sur les retraites était que "la France, comme d'autres pays européens, était sous la pression des agences privées de notation qui exigent des gages sur les économies portant sur les dépenses publiques et sociales". Sous cette pression, le chef de l'Etat, avait-il ajouté, "s'efforce de montrer qu'il va y avoir des économies sur le montant des retraites versées". Jean-Claude Mailly (Force ouvrière) s'était lui inquiété de la nomination au ministère du Travail et en charge de la réforme des retraites d'Eric Woerth, "celui qui a l'oeil rivé sur les déficits en permanence".
Et quand François Fillon en appelle à une harmonisation des politiques économique et sociale pour éviter les attaques contre l'euro, Michel Sapin réplique que l'important est de ne pas avoir de "divergence économique". "Par exemple, quand un déficit est égal à zéro dans un pays et à 13% dans un autre, il y a problème. Mais quand le déficit est à trois pour cent dans les pays, peu importe que les choix sociaux soient différents", a-t-il dit.
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