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Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !

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Le droit à l'IVG menacé, car pas assez rentable ? - Interview de Najia Dridi du Planning Familial du Rhône

Interview de Mme Najia Dridi du Planning Familial du Rhône et membre du collectif Superfeministe de Lyon.

En vue de la manifestation du samedi 27 octobre.

 

/Vous appelez à manifester contre la remise en question de la prise en charge de l'IVG. Quels sont les dangers concrets auxquels cette prise en charge est confrontée ?

 

N.D. : Les dangers sont :

- la disparition d'un service spécifique avec du personnel dédié, formé et volontaire  aura des conséquences néfastes sur la qualité de l'accompagnement et de la prise en charge des femmes

 L'intégration des IVG dans un autre service présente plusieurs risques : en cas de surcroît d'activité, les places d'hospitalisation pourraient être attribuées en priorité à des urgences au détriment des IVG. La garantie de confidentialité et de sécurité des femmes en demande d'IVG est menacée. On peut aussi comprendre qu'il puisse être difficile pour des femmes en demande d'IVG et des femmes hospitalisées pour une grossesse arrêtée de partager le même espace.

Par ailleurs, il ne restera plus qu'une personne pour s'occuper des prises de rendez-vous, des programmations d'IVG, du 1er accueil, etc.. : cela risque d'avoir des conséquences en terme de visibilité du service, d'information et d'orientation des femmes.

 

/Quelles sont, selon vous, les causes principales de cette remise en question de l'accès à l'IVG ?


N.D. : La raison majeure qui est avancée par les hospices Civils de Lyon est le manque de rentabilité de l'activité IVG dû à un forfait sécurité sociale qui reste assez bas d'où leurs projets de regrouper des services (gynécologie et orthogénie) et d'en supprimer d'autres.


/Au-delà des logiques de rentabilité et des mesures budgétaires qui touchent l'ensemble des services publics et hospitaliers, y a-t-il selon vous une tendance plus générale à remettre en question les droits des femmes dans l'accès à l'IVG ?

  

N.D. : Dans le cas de figure qui nous concerne à savoir les restructurations hospitalières et la réorganisation des services : c'est la logique de recherche de rentabilité qui constitue une menace au droit à l'ivg et aboutit actuellement à une réelle remise en cause de la qualité des soins. D'une manière plus globale, il existe encore un tabou autour de l'IVG et une culpabilisation des femmes qui y ont recours, qui vont bien au-delà du seul camp des "anti-IVG", très minoritaires.


/Quelles solutions proposez-vous ?

  

N.D. : Pour nous l'idéal est de maintenir, au sein des établissements hospitaliers, des services d'IVG autonomes avec une équipe motivée, dédiée au service et formée sur l'ensemble des questions de contraception et d'IVG. Les moyens matériels et humains doivent leur être dédiés, non détournés par les établissements pour d'autres activités. La permanence des soins doit être assurée quelle que soit la période de l'année.


/Quelles actions collectives avez-vous mises en place pour vous opposer à ces dérives ?


N.D. : Nous avons mis en place un Collectif de Défense de l'IVG à Lyon qui regroupe des associations féministes, des syndicats, des groupes politiques, ainsi que des professionnelLEs des centres d'IVG de la Croix-Rousse, d'Edouard-Herriot et de Lyon-Sud. Ce collectif s'était constitué en mai 2009 suite à l'annonce de la fermeture du centre IVG de l'Hôtel-Dieu. Depuis l'annonce des nouvelles restructurations, le collectif s'est reconstitué : il a rencontré des institutions et des responsables politiques concernés par la question de l'IVG, a lancé une pétition pour sensibiliser la population et organisé la manifestation du 27 octobre.

 

 

Pour soutenir cette action, vous pouvez :

- Signer la pétition ici

- Venir à la manifestation le 27 octobre 14H30, devant l’Hôpital de la Croix Rousse, coté rue Hénon

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