LE "THINK TANK" (club de réflexion) LIBERAL "FONDAPOL" présente ses propositions, qui ne se veulent "ni de droite ni de gauche", ben voyons...
Ce club de réflexion, par la voix du politologue Dominique Reynié (qui met le "populisme" à toutes les sauces, Mélenchon et Le Pen idem selon lui...) pense que la droite serait bloquée par un
"mur social", et que la gauche pourrait donc peut-être aussi l'appliquer : NON MERCI, MESSIEURS LES BIEN-PENSANTS, NOTRE GAUCHE, C'EST AUTRE CHOSE...
EXTRAITS ci-dessous : un festival de fausses évidences néolibérales au service de l'"intérêt général" bien entendu... Attention c'est gratiné, tellement caricatural dans ses
certitudes et son mépris du peuple que cela en devient drôle :
http://www.lenouveleconomiste.fr/dominique-reynie-fondapol-la-france-doit-faire-sa-revolution-culturelle-7477/
Dominique Reynié, Fondapol – « La France doit faire sa révolution culturelle » Plaidoyer
étayé pour une solution libérale, enrichie, modernisée, appliquée à la France
"Quel parti
pourrait en France s’atteler à la mise en œuvre de cette vision relevant de l’intérêt
général bien compris de la nation?
La droite risquerait de se
heurter au mur social. Alors la gauche, oui peut-être."
Morceaux choisis:
- la réduction des inégalités
via le canal étatique semble devoir entraîner inéluctablement en France l’excroissance de la fonction publique et de l’administration
- Aujourd’hui, pauvreté,
inégalités, croissance en berne et déficits et prélèvements record coexistent dans le modèle. Où est l’erreur ? Dans l’inefficacité de l’Etat.
- L’une des raisons de la
dislocation de la famille en France est le rôle de l’Etat “grand tuteur” auquel on s’adresse plus qu’à ses parents.
- La manière
exceptionnelle avec laquelle les Français se sont emparés de ce nouveau statut [d'auto-entrepreneur] démontrent que les Français ont une grande envie d’agencer une existence harmonieuse par eux-mêmes en
pratiquant plusieurs activités et métiers
- Il importe que les entreprises s’engagent sans attendre le signal des pouvoirs publics dans la prise en charge
de l’intérêt général
- Il faudrait par exemple un contrat de travail avec des clauses minimales qui laissent aux parties une bien
plus grande latitude que les formules corsetées actuelles.
- Il faut sortir de cette logique du soupçon sous-jacente à toute la réglementation bâtie au fond pour empêcher
d’hypothétiques abus qui ne sont que des exceptions
-
Il est néanmoins tout aussi évident qu’une partie de ce temps gagné doit être consacrée à
travailler plus longtemps aussi
- Les manifestants revendiquant ce droit au départ à la retraite intangible se comportaient en réalité comme de
purs consommateurs de droits, des individus détachés de toute obligation à l’égard des autres.
- Une des réponses à apporter à l’impuissance du politique qui nourrit le populisme est de jouer la carte de
“l’européanisation” de la puissance publique, le seul bon niveau selon moi pour ne pas laisser les individus atomisés et vieillissants flotter entre un Etat-nation défait et un monde
globalisé
MAIS COMMENT SE DEFINISSENT-ILS POLITIQUEMENT ?
Où se situe la Fondapol ? La positionner à droite (ou à
gauche) la placerait ipso facto dans un camp, avec tout ce que cela implique de logiques disciplinaires. Or pour un think-tank dont le but est de produire des idées, un telle mise au pas est
totalement inconcevable. Et puis, le clivage droite/gauche a-t-il encore un sens quand on voit combien au sein de ces deux grandes familles la palette est large. Entre par exemple Jean-Luc
Mélenchon et Jacques Delors, les différences sont à l’évidence plus grandes que celles qui séparent ce dernier et Jean-François Copé. De même, Jean-Luc Mélenchon se situe probablement plus près
de Marine Le Pen que cette dernière de Jean-François Copé. Comme consultant et citoyen, je ne m’inscris dans aucune logique partisane, préférant me définir par rapport à des valeurs. Les miennes,
qui sont aussi celles de la Fondapol, sont le libéralisme, le progressisme, l’Europe, avec en creux le refus de l’étatisme et du souverainisme.