Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !
Un groupe de travail sera bientôt mis en place entre le Parti socialiste et le Mouvement républicain et citoyen sur les questions faisant "problème" afin de trouver "un
accord gouvernemental" pour 2012, a dit jeudi à l'AFP Jean-Luc Laurent, président du MRC.
A l'issue de deux heures de réunion dans un hôtel parisien, les deux délégations (François Lamy et Christophe Borgel côté PS et M. Laurent et Marie-Françoise Bechtel
pour le MRC) ont décidé de mettre en place un "groupe de travail" qui devrait se réunir en mai ou juin, sur les "trois questions" faisant "problème pour rechercher un
accord gouvernemental", selon lui.
Il a cité "la politique économique, industrielle et monétaire qui suppose une réorientation de la règle européenne" avec un "euro qui nous étouffe", la "valeur de la
transmission et la citoyenneté" (école, sécurité, patriotisme, civisme, politique des flux migratoires), ainsi que la politique énergétique.
Favorable au nucléaire, le MRC ne veut pas que soient "arrêtées des positions en étant seulement dans la prise en compte de l'émotion légitime" après la catastrophe de
Fukushima.
Si au PS on espère toujours que le MRC participe à la primaire, M. Laurent a réaffirmé: "On ne participera pas à la primaire en ayant un candidat du MRC ni en soutenant
quelqu'un" car il n'y a "pas de débat préalable sur une orientation commune" dans ce processus.
Le président d'honneur du MRC Jean-Pierre Chevènement a déclaré mercredi que sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 apparaissait "de plus en plus comme une
nécessité inéluctable". Sa décision sera prise à l'automne.
Alors que certains pensent que le MRC cherche ainsi à mieux négocier pour les sénatoriales et les législatives, M. Laurent a affirmé: "Non, ce n'est pas un accord
électoral contre sa non-candidature!".
Le président du MRC, qui a envoyé le 14 avril une lettre à 600 maires ayant soutenu M. Chevènement à la présidentielle 2002 pour un "engagement de parrainage" s'il
venait à être candidat, a d'ailleurs assuré que la réunion n'avait que "très peu" abordé les négociations sur les échéances électorales qui feront l'objet de
"discussions ultérieures".