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Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !

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Budget de l'Etat : du grand n'importe quoi



Le montant officiel du déficit budgétaire de l'Etat pour 2009 a été annoncé vendredi : 138 milliards d'euros !
En 2008, le déficit était de 56,3 milliards, en hausse de 47 % par rapport à celui de 2007, qui était de 38,4 milliards d'euros...

Ce dérapage n'est pas vraiment dû à la crise : la croissance économique est repartie dans la seconde moitié de cette année, et les grandes entreprises - après avoir fait supporter aux salariés le coût de la crise (chômage partiel, licenciements d'aubaine) tout en étant généreusement aidées par l'Etat - se sont gorgées de profits. Eric Woerth a d'ailleurs bafouillé hier, comme un élève rapportant un bulletin scolaire calamiteux, que le déficit était prévu initialement à 141 milliards d'euros, mais que grâce à des recettes meilleures que prévues de l'impôt sur les sociétés (l'impôt sur les bénéfices, qui ont donc dû être bons) et de la TVA (les Français ont pas mal consommé), on avait pu gagner 3 milliards, ce qui est selon lui "considérable"... - tiens, c'est presque ce que rapporte l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF, 3,8 milliards) dont on nous dit souvent qu'il est inutile car il ne rapporte rien... En somme, il est presque satisfait de lui-même, le ministre.

La source principale de ce déficit budgétaire catastrophique est connue de tous : l'ensemble des cadeaux fiscaux, essentiellement aux plus riches ("paquet fiscal" de 15 milliards par an, dont le fameux bouclier fiscal ; baisse de la TVA sur la restauration, etc.) s'élève à 70,7 milliards en 2009, et 75 milliards prévus en 2010 ! (selon le projet de loi de finances 2010).

En octobre dernier, le rapporteur de la commission des finances de l'Assemblée nationale, le socialiste Didier Migaud a révélé le montant de l'ensemble des exonérations sur les plus-values boursières depuis deux ans : 20 milliards d'euros - soit à peu près le montant total du "grand emprunt" de Sarkozy.

Autre exemple : la campagne anti-grippe A, un cas d'école en matière de gabegie financière. Roselyne Bachelot a commandé 94 millions de vaccins (soient deux doses par personne), ce que la très grande majorité des médecins estimait inutile, pour un montant de près d'un milliard d'euros. Mme Bachelot a été pendant douze ans visiteuse médicale pour les Laboratoires Meirieux, mais c'est une pure coïncidence...

Mais selon un
rapport sénatorial sur le projet de financement de l'Assurance-Maladie en 2010, le coût total pourrait atteindre 2,2 milliards d'euros (qui devra être en grande partie par la Sécurité sociale, dont le gouvernement prétexte le "trou" pour réduire les remboursements des assurés) : campagne de vaccination d'un montant de 35,8 millions d'euros, acquisition de respirateurs pour 5,8 millions d'euros, achat d'antiviraux pour 20 millions d'euros, 150,6 millions d'euros de masques, 41,6 millions d'euros de dépenses logistiques, 290 millions afin d'indemniser les personnels de santé réquisitionnés, 59,6 millions destinés aux frais d'information et à la campagne de communication. Il faut aussi compter 100 millions de "frais liés à l'organisation territoriale de la campagne de vaccination", selon ce rapport, et encore 375 à 752 millions d'euros de dépenses liées aux consultations de médecins, à la prescription de médicaments...

Selon Bernard Debré, médecin et député UMP de Paris, le plan anti-grippe A a coûté "plus que le déficit cumulé de tous les hôpitaux publics ou trois fois la somme allouée au plan cancer", souligne encore le député UMP de Paris. Au 29 décembre, la grippe A (H1N1) avait provoqué 198 décès en France, selon l'Institut national de veille sanitaire (mais selon B. Debré, ce sont 35 personnes seulement qui auraient succombé à la grippe A sans autre pathologie associée).

Ainsi, de l'argent public, il y en a de moins en moins pour les services publics et la protection sociale, mais la droite au pouvoir sait en trouver pour servir d'abord ses amis, riches et grandes entreprises en tête.

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