Ecologiste, Socialiste, Républicain: le Parti de Gauche se veut le pivot de la reconquête du pouvoir par la gauche véritable, unie dans le Front de Gauche. EN MARCHE VERS LA REVOLUTION CITOYENNE ET LA 6E REPUBLIQUE !
Un scandale d’État que nous pouvons stopper par la mobilisation !
a Direction ALSTOM et le gouvernement français tentent un passage en force pour céder notre outil industriel, nos compétences et nos savoir-faire ALSTOM à SIEMENS, sans que SIEMENS n’ait à payer un seul centime d’euro pour prendre le contrôle de nos activités.
ALSTOM annonce qu’elle versera 1,8 milliard d’euros de superdividendes à ses actionnaires, pour acheter leur voix en faveur de cette opération. Empêchons ce nouveau scandale financier
et d’État de se matérialiser.
À l’inverse, il nous faut un véritable projet industriel pour la filière ferroviaire française et européenne, avec intervention publique, permettant de répondre aux énormes besoins des populations ; un projet basé sur le développement de l’emploi, de l’investissement et de l’innovation.
Après le scandale de la précédente cession des activités d’ALSTOM à GE, dénoncée dès le début par la CGT et dont même les plus crédules à l’époque peuvent constater aujourd’hui la violation des promesses sur l’emploi, la Direction d’ALSTOM et le gouvernement essaie de rejouer le même scénario.
Une nouvelle fois les salariés d’ALSTOM et leurs représentants sont mis devant le fait accompli
d’un projet majeur qui signe la cession de leur activité à un concurrent étranger. Une fois encore ils en apprennent plus par la presse que par la voie légale des instances représentatives que la Direction d’ALSTOM bafoue sans vergogne !
Une fois de plus la Direction d’ALSTOM et le gouvernement oeuvrent de concert à l’intox des salariés et des citoyens : ils essaient cette fois de faire avaler l’idée qu’il s’agirait d’un mariage équilibré entre ALSTOM et SIEMENS préservant l’emploi pendant 4 ans pour concurrencer CRRC, l’entreprise ferroviaire chinoise d’état.
Pourtant, cette présentation idyllique des choses ne résiste pas à l’examen de la réalité.
1. Qui détiendrait le contrôle de la future entreprise si le processus allait à son terme ? SIEMENS, en détenant dans un premier temps 50,67% du capital face à un actionnariat d’ALSTOM divisé, et 6 sièges sur 11 au conseil d’administration (ALSTOM n’ayant vraiment qu’un seul représentant parmi les 5 sièges restants, celui du PDG Henri Poupart-Lafarge).
2. Qui raflerait la mise dans l’opération ?
SIEMENS qui, sans avoir à débourser 1 centime d’euro, prendrait le contrôle de l’ensemble des activités, et des savoir-faire d’ALSTOM : il s’agirait d’une absorption capitalistique pure et simple d’ALSTOM par SIEMENS et non d’un mariage !
Les actionnaires d’ASLTOM qui percevraient un super dividende de 1,8 milliard d’euros s’ils
votent en faveur de l’absorption d’ALSTOM par SIEMENS.
3. Mais où est le projet industriel ?
Quelle stratégie de développement, pour répondre au besoin en transport ferroviaire français, européen, mondial ? Et comment ? Avec quelles stratégies d’investissement, d’innovation, de recherche et développement ? Avec quelle stratégie de maintien et développement des emplois, des compétences et savoir-faire de la filière du ferroviaire ?
Rien ! Silence radio !
La Direction ALSTOM et le gouvernement se contentent de dire dans la presse, mais aussi auprès des salariés et de leurs représentants pour obtenir leur assentiment, qu’il suffit d’additionner les deux chiffres d’affaires et les deux carnets de commandes pour créer un géant industriel du ferroviaire ; mais sans expliquer les bases du projet industriel clair et cohérent qui le supporte, ceci est bien sûr une escroquerie.
Tout ceci mènerait, au vu des expériences en la matière, à des destructions massives d’emplois et de compétences dans la filière du ferroviaire en France, voire en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Belgique et dans le monde entier…
L’objectif des 470 millions de réduction des coûts à atteindre sur 4 ans à partir de fin 2018, fixé dans l’accord SIEMENS-ALSTOM, pèserait comme une menace évidente sur l’emploi, en particulier sur les importants doublons industriels induits, ceci en contradiction complète avec la promesse d’ALSTOM et du gouvernement de maintien de l’emploi des deux groupes pendant 4 ans.
Les personnes qui se portaient garantes en 2015 de la création de 1000 emplois en France par GE pour faciliter la cession des activités Énergie d’ALSTOM, laissent GE supprimer plus de 1000 emplois en France depuis janvier 2016 sans bouger le petit doigt, dont 345 en cours chez nos ex-collègues d’Hydro à Grenoble !
Le dossier Alstom/Siemens s’inscrit pleinement dans la logique des ordonnances Macron : les pleins pouvoirs au monde de la finance, contre l’intérêt général et la démocratie !
SALARIÉS, CITOYENS, NOUS NE POUVONS PAS LAISSER FAIRE !
Négligeant les procédures légales d’information et de consultation des représentants des salariés, la Direction d’ALSTOM leur met la pression pour qu’ils avalisent aveuglément et dans les plus brefs délais l’opération d’absorption.
Notamment afin de peser sur la décision de la Commission Européenne, avant que celle-ci ne se prononce sur la faisabilité de cette absorption face aux risques élevés de distorsion de concurrence qu’elle présente.
Si cette opération d’absorption allait à son terme, avec la cession précédente de la branche Énergie d’Alstom à GE, ce sont au total 5,2 milliards d’euros de superdividendes qu’ALSTOM aura versé aux actionnaires ! Soit l’équivalent de plus de 21 années de budget de R&D d’ALSTOM !
EXIGEONS : L’ABANDON DU PROJET ET LA RÉORIENTATION DE CES 1,8 MILLIARD D’EUROS PRÉVUS POUR LES ACTIONNAIRES VERS L’INVESTISSEMENT PRODUCTIF ET
L’INNOVATION.
EXIGEONS : LA PRÉSENTATION D’UN PROJET INDUSTRIEL QUI RÉPONDE À LA SATISFACTION DES BESOINS FERROVIAIRES DES POPULATIONS, AU MAINTIEN ET AU
DÉVELOPPEMENT DE L’EMPLOI, DES COMPÉTENCES ET SAVOIR-FAIRE !
La CGT revendique un pôle public des transports, permettant l’intervention de l’État, des collectivités locales, des salariés et des citoyens sur les stratégies des constructeurs et opérateurs, pour une filière décrétée tout récemment, à l’Assemblée Nationale, filière stratégique et d’excellence.
La construction d’un plan B est nécessaire ; la CGT va s’y employer.
La CGT rappelle aux salariés d’Alstom, comme à ceux de l’ensemble de la filière du ferroviaire représentant 25000 salariés en France hors Alstom, que c’est par notre mobilisation que nous pourrons défendre les emplois, l’outil industriel, tant dans nos établissements que chez les sous-traitants.