POLITIQUE - "Le vieux monde est de retour". Jean-Luc Mélenchon n'a pas perdu une minute ce lundi 15 mai pour réagir à la nomination d'Edouard Philippe à Matignon. Juste après l'annonce, celui qui est candidat à Marseille pour les législatives a donné une conférence de presse, retransmise en direct par les chaînes d'information en continu.
Une intervention qui intervient alors que c'est silence radio du côté de Marine Le Pen. La présidente du Front national a en effet laissé ses lieutenants présenter seuls le plan de bataille frontiste pour les législatives et laisse encore planer le doute concernant sa candidature dans son fief d'Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais. Marine Le Pen s'est tout juste contentée de publier un communiqué pour dénoncer une "nomination [qui] est donc en quelque sorte la synthèse parfaite des deux quinquennats précédents".
À gauche, Jean-Luc Mélenchon n'est néanmoins pas le seul à critiquer le choix d'Emmanuel Macron d'avoir choisi un élu issu des Républicains. "Maintenant c'est clair: avec un premier ministre de droite, le Parlement a besoin de gauche!", a tweeté Jean-Christophe Cambadélis, rejoint par plusieurs cadres socialistes, dont Alexis Bachelay ou encore Pascal Cherki.
De son côté, la droite a réagi par la voix de Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains. "C'est une décision individuelle, ce n'est pas un accord politique, car nous sommes dans le temps législatif, un temps où la clarté doit supplanter l'ambiguïté: l'ambiguïté quant au programme, qui sera soutenu par ce gouvernement, et que les Français doivent connaître avant de se prononcer lors des législatives des 11 et 18 juin; l'ambiguïté quant à la campagne elle-même", a-t-il affirmé, estimant dans un tweet que le maire du Havre s'était lui même exclu de sa formation politique