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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 06:05

Communiqué de la FSU 69 :

Faire du 27 septembre une puissante journée
de mobilisation dans l’Education Nationale

Dans le Rhône, comme ailleurs, les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage des élèves se dégradent. Conséquences de la rigueur budgétaire et des réformes.

Dans le premier degré :
Pour la première fois, beaucoup d’écoles maternelles ont du faire face à la non comptabilisation des enfants de 2 ans pourtant affectés dans des classes.

Les RASED sont une nouvelle fois affaiblis, très peu d’écoles du département bénéficient cette année d’un réseau complet (sur le 8° à Lyon par ex : 1 poste de psychologue scolaire non pourvu, 1 poste G gelé, il manquera cette année 1,5 poste E… ce qui fait qu’un secteur comme Montplaisir n’aura pas de réseau cette année…)

Toujours des problèmes de remplacements : exemple de la CLIN à Antonin Perrin à Villeurbanne. Après plus de 3 mois sans remplaçant l’année dernière, toujours personne à la rentrée. Les élèves non francophones n’auraient-ils pas le droit à un enseignement adapté, puisque l’on nous fait comprendre que ce remplacement n’est pas une priorité?

Dans le second degré :
Pour que les suppressions soient moins visibles, les moyens dédiés au remplacement ont fortement diminué. Seul problème, des classes ont commencé l’année sans profs ! Et les pressions sur les heures supplémentaires se sont développées : y compris pour les stagiaires !

De plus, les compléments de service explosent, au détriment du travail d’équipe et de la prise en charge des élèves.

A ces suppressions de postes nationales s’ajoutent celles liées au Conseil Général du Rhône. En effet, tous les contrats aidés intervenant dans les établissements du second degré ont été supprimés l’an passé pour basculer les moyens sur l’accompagnement des élèves en situation de handicap, laissant des Vies Scolaires exsangues à cette rentrée.

La précarité se développe à tous les niveaux.
Dans le premier degré, le recrutement de contractuels pour compléter les temps partiels et les décharges de direction a abouti dans plusieurs école à l’absence de personnel 1 à 2 jours par semaine, puisque ces étudiants contractuels passent le concours en septembre et que l’IA n’a pas tenu son engagement de les remplacer dès la rentrée. (école élémentaire Emile Zola à Villeurbanne par exemple)

Du côté des infirmières scolaires, trois contractuels en CDI ont été embauchés… pour 7€ de l’heure !

Dans l’enseignement professionnel, le nombre de contractuels est en plein essor du fait du manque de postes offerts aux concours. Plus généralement, dans le second degré, si les syndicats de la FSU ont obtenu des avancées avec la fin du recours à la vacation, le rectorat continue de refuser tout contrôle paritaire sur les affectations et le recrutement des contractuels en CDD, alors même que les situations des non-titulaires se précarisent davantage (affectations aberrantes, chômage imposé…).

La destruction de la formation des stagiaires se poursuit.
Ainsi, dans le premier degré, ils débutent cette année à plein temps devant élèves, sans formation. Dans le second degré, un palier est franchi puisque la formation est hors temps de travail, en plus du temps plein (et des heures sup !) devant élèves.

Enfin, on ne saurait parler de cette rentrée sans parler de l’accumulation de «réformes», qui sont autant de régressions, qui modifient en profondeur notre travail au quotidien.

Ainsi, la réforme du lycée a entraîné une multiplication d’incidents, notamment sur la constitution des emplois du temps des élèves (élèves ayant 3 cours en même temps).

Sur la réforme des BAC Pro 3 ans, le Recteur a annoncé qu’elle entraînait un surnombre de 150 postes dans l’académie… Autant de suppressions de postes en perspective pour la rentrée prochaine !
La mise en place des ECLAIR (Ecole, Collège, Lycée pour l’Ambition, l’Innovation, la Réussite), visant la mise au pas des personnels et la fin de la politique d’éducation prioritaire se poursuit. Le socle commun est encore réaffirmé comme objectif principal pour les élèves en difficulté, accentuant
encore le caractère inégalitaire de notre système éducatif.

Il est donc indispensable que la riposte soit d’ampleur le 27 septembre pour imposer d’autres choix budgétaires et une autre vision du système éducatif !

La FSU appelle à faire du 27 septembre une grande journée de grève et à participer massivement à la manifestation qui partira à 10h30 de la Place Guichard pour exiger une autre politique éducative et un collectif budgétaire qui redonne à l’Education les moyens de ses objectifs.

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Publié par Parti de Gauche Villeurbanne - dans Education
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