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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 06:35

UNE ALERTE DU PLANNING FAMILIAL, relayée dans Rebellyon :

 

Impossibilité d’IVG à Lyon durant l’été

Publié le 3 août

Ce mois d’août 2012, les lyonnaises doivent aller se faire avorter ailleurs !
En ce début du mois d’août 2012 les Lyonnaises et plus généralement les Rhodaniennes doivent aller se faire avorter dans d’autres départements voire d’autres régions.

Communiqué de presse du Planning Familial au 2 aout 2012

A la date du 1er août, tous les établissements de santé pra­ti­quant des inter­rup­tions volon­tai­res de gros­ses­ses dans le dépar­te­ment du Rhône, excepté un seul, sont soit fermés soit décla­rent une acti­vité rédui­tes. Cet état de fait a pour consé­quence des délais d’attente : mini­mum 3 semai­nes pour l’obten­tion d’un rendez-vous pour une IVG.
D’autre part, les méde­cins de ville habi­li­tés à pra­ti­quer l’IVG médi­ca­men­teuse dans leurs cabi­nets sont également majo­ri­tai­re­ment en congés au mois d’août, excepté 3 d’entres eux sur les 17 conven­tion­nés dans le dépar­te­ment.
Cela signi­fie :
- Pour les femmes qui ont pris la déci­sion d’avor­ter, la pour­suite de leur gros­sesse pen­dant plu­sieurs semai­nes. Ce qui est insup­por­ta­ble et repré­sente une véri­ta­ble mal­trai­tance psy­cho­lo­gi­que.
- L’impos­si­bi­lité pour les femmes qui le sou­hai­te­raient d’accé­der à l’IVG pré­coce par méthode médi­ca­men­teuse qui doit être réa­li­sée avant 7 semai­nes d’amé­nor­rhée (c’est-à-dire 5 semai­nes de gros­sesse), ce qui remet en cause la pos­si­bi­lité du choix ins­crit dans la loi.
- Pour les femmes qui sont pro­ches du « délai limite » (entre 12 et 14 semai­nes d’amé­nor­rhée, c’est-à-dire 12 semai­nes de gros­sesse) l’obten­tion d’un rendez-vous pour une IVG dans le dépar­te­ment du Rhône, déjà très dif­fi­cile le reste de l’année, devient impos­si­ble. En effet, les quatre établissements de santé qui pro­po­sent cette prise en charge ont une offre très limi­tée. De plus, ce mois d’août, trois d’entre eux sont soit fermés par­tiel­le­ment ou tota­le­ment et le qua­trième a une acti­vité réduite.

Cette situa­tion conduit les femmes se trou­vant lar­ge­ment en-deçà du délai légal, à se voir refu­ser une IVG dans le dépar­te­ment du Rhône et à devoir se rendre dans d’autres dépar­te­ments de la région, mais aussi dans d’autres régions. Ces dépla­ce­ments entrai­nent des dépen­ses sup­plé­men­tai­res et ren­dent l’IVG inac­ces­si­ble aux femmes les plus dému­nies et aux jeunes femmes mineu­res. Par ailleurs, si aujourd’hui dans les autres dépar­te­ments de la région les établissements de santé pro­po­sent encore des délais rai­son­na­bles, ils ne pour­ront pas répon­dre indé­fi­ni­ment aux patien­tes venues du dépar­te­ment du Rhône qui seront, à ce moment là, dans l’obli­ga­tion de se rendre à l’étranger pour avor­ter. A l’ori­gine de ces dif­fi­cultés, en pre­mier lieu, le fonc­tion­ne­ment réduit des ser­vi­ces pen­dant l’été. Les méde­cins partis en congés ne sont pas rem­pla­cés. Le per­son­nel des établissements de Santé fait son maxi­mum pour gérer la pénu­rie en orien­tant les femmes vers d’autres Hôpitaux ou vers le Planning Familial du Rhône. Eprouvées, en colère, les femmes qui subis­sent ce par­cours se sen­tent à juste titre vic­ti­mes d’injus­tice devant ce cons­tat de carence du ser­vice public. Pourtant l’Agence Régionale de Santé Rhône-Alpes a pour mis­sion de garan­tir à toutes et à tous l’accès à une offre de soins adap­tée et effi­ciente contri­buant à la réduc­tion des iné­ga­li­tés ter­ri­to­ria­les et socia­les.

De plus, chaque année, à l’appro­che de l’été, le Ministère de la Santé trans­met à toutes les ARS une cir­cu­laire leur deman­dant de coor­don­ner, pour la période esti­vale, l’acti­vité des établissements de santé par­ti­ci­pant à la prise en charge de l’IVG. L’objec­tif est de « per­met­tre, durant la période esti­vale, à toutes les femmes fai­sant une demande d’IVG dans les délais légaux de trou­ver une réponse adap­tée, médi­ca­men­teuse ou ins­tru­men­tale, y com­pris pour les deman­des se situant entre 12 et 14 semai­nes d’amé­nor­rhée.... ».

C’est pour­quoi le Planning Familial du Rhône s’indi­gne et dénonce la non appli­ca­tion des recom­man­da­tions du Ministère de la Santé et juge que cette situa­tion est into­lé­ra­ble pour les femmes car elle remet en cause, dans la pra­ti­que, le droit à dis­po­ser de son corps et l’accès et le droit à la santé pour toutes et tous. Le Planning Familial du Rhône demande que les établissements de santé assu­rent leur mis­sion de ser­vice public pen­dant cette période d’été et demande aux pou­voirs publics habi­li­tés à le faire d’inter­ve­nir en ce sens. Il serait tout à fait cho­quant que la ville dont est issue notre nou­velle Ministre des Droits des Femmes soit celle ou les femmes ne peu­vent pas avor­ter cet été pour cause de carence notam­ment des ser­vi­ces public.

Lire aussi la situa­tion des établissements IVG à Lyon : IVG à Lyon : d’où vient le danger ?.

P.-S.

Pour contacter le Planning Familial du Rhône : 2 rue Lakanal 69100 Villeurbanne – Tél : 04.78.89.50.61. – Fax : 04.72.43.92.12. mfpf69@cegetel.net

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Publié par Parti de Gauche Villeurbanne - dans Femmes, familles, couples
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